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 Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous qu'on ne sait pas lire... [Xing He]

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Min Lan Hua
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MessageSujet: Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous qu'on ne sait pas lire... [Xing He]   Dim 15 Nov - 7:50

Quand le sommeil et le monde chimérique des songes, déserta Lan Hua, il était encore très tôt car dans sa chambre, seule filtrait la lumière vacillante des étoiles qui commençaient une à une décliner dans la sombre immensité du ciel encore nocturne. Loin de se trouver irritée d’avoir perdu le sommeil, la jeune femme resta immobile un moment sur sa couche à savourer le silence serein qui régnait en maître pour quelques moments encore. Elle aimait ces matins là, où elle se réveillait tôt, bien avant que le soleil ne se lève. C’était un de ces instants d’or qu’elle n’échangerait pas même pour tous les trésors du monde. Y a-t-il plus grand plaisir que de pouvoir surprendre le monde quand il dort encore, l’observer sans qu’il s’en doute ?
Elle se redressa et s’étira à la manière d’un chat pour chasser les petits engourdissements de son corps qui venait tout juste de s’extirper aux limbes du sommeil. Aussi silencieuse souple qu’un félin, elle repoussa ses draps et se saisit d’un chandelier tout proche et alluma la bougie qui l’ornait pour traverser la pièce d’un pas souple. Sur le dossier de la chaise faisant face à son petit espace de toilette, reposait un châle vert clair qu’elle revêtit sur le kimono blanc revêtu pour la nuit et se dirigea vers l’entrée de ses quartiers pour se chausser. A quoi beau se vêtir d’autre chose quand on sait que les chances de croiser quelqu’un à cette heure-ci, étaient nulles. Elle vérifia l’état de la bougie pour s’assurer qu’elle ne se retrouverait pas bêtement dans le noir et une fois satisfaite, elle se glissa comme une ombre dans les couloirs du palais encore endormi pour rejoindre les jardins.
Lorsqu’elle arriva à destination, elle pu alors contempler toute la beauté du monde encore bercé par le soyeux manteau de ténèbres de la nuit mourante, qui pour l’instant encore veillait sur le repos des hommes.

C’est beau un monde sans couleur qui n’a pas encore le souci des hommes et de leurs querelles.

Alors elle se glissa dans les jardins du palais. La végétation était toute mouillée, les feuilles alourdies par des milliers de perles de rosée qui portaient avec elles, le parfum frais et apaisant de la nuit presque révolue. C’est comme si tout semblait attendre. Attendre que le jour poigne à l’horizon pour doucement s’ouvrir à la vie d’un jour nouveau.
Ses pas semblaient résonner dans le silence alors, pas gêne peut être ou par envie de pouvoir savourer un peu plus longtemps cet instant si parfait et si éphémère, elle se déchaussa. Le sol frais et humide sous ses pieds était agréable, tout comme la petite brise fraiche qui faisait jouer avec elle sa longue chevelure d’ébène qui retombait en cascade sur ses épaules pour mieux s’en aller virevolter à chaque nouveau coup de vent.
C’est différent un monde qui n’est pas encore baigné de lumière. On peut en savourer toutes les senteurs et prêter l’oreille à chacune de ses mélodies… C’est bon de pouvoir se fondre dans le monde sans qu’il nous aperçoive…

Si je me levais tous les matins, est ce que se serait tous les matins aussi beau ? Aussi exaltant dès la première dehors à accueillir le jour nouveau ?

Lan Hua se laissant ainsi aller à la rêverie jusqu’à ce que presque toutes les étoiles aient cessé de briller et que le ciel soit devenu plus clair. Alors, petit à petit l’aube pointait le bout de son nez, suivi paresseusement du soleil. Magie d’un instant. Tous prenait couleurs et s’éveillait à la vie, accueillant avec joie cette nouvelle journée donnée.
Après que l’aube ait fait son apparition, la jeune femme se rechaussa et quitta les jardins ressemblait à présent à une peinture avec toutes ces couleurs. Elle regagna lentement ses quartiers et entendit de loin le palais qui commençait à s’éveiller. Les hommes tirés des brumes de leurs rêves et de leurs draps, allaient peu à peu investir les couloirs encore déserts de la maison du seigneur. Quand à elle, elle ferait d’abord sa toilette choisirait sa tenue pour le jour, se coifferait et se maquillerait avant de déguster un peu de thé accompagné de quelques biscuit pour finalement vaquer à ses occupations de la journée, qui se résumerait à trouver compagnie auprès des autres nobles et dames de la cours et d’écouter les derniers ragots.

C’est là, son inlassable routine à quelques exceptions près. Ma vie n’a rien de très passionnant non pas que je rêve de grandes aventures. Je préfère vivre aussi simplement que possible malgré toute l’attention que j’attire inéluctablement sur moi rien qu’en faisant grâce de ma présence.

Pourtant aujourd’hui, cette journée qui avait commencé de la plus merveilleuse des manière ne sembla pas continuer ainsi : la jeune femme après avoir revêtu un habit vert pomme accompagné d’une “ceinture” d’un ton plus foncé, un ruban retenant ses cheveux en une queue de cheval basse et passé autour de son cou le pendentif offert par son défunt (un disque serti de pierres de jade vertes), elle se trouva à errer dans les couloirs du palais en jouant de l’éventail qu’elle avait emporté avec elle. Elle n’avait pas de réel but, elle s’amusait juste à voir les gens s’affairer comme une fourmilière pour se rendre là où ils étaient censés se trouvé, lui lançant de temps à autre un pressé salut. Le matin après le levé du soleil, un des deux instants ou la royale demeure était la plus agitée. Après c’était le soir lorsque le jour tombait derrière l’horizon et que chacun s’affairait à clore sa journée de labeur pour regagner ses quartier et prendre repos bien mérité.
Pendant presque une heure celons ses estimations, elle s’était ballade de-ci, de-là dans les couloirs, rendant l’un ou l’autre service à quelques comparses féminines qui se trouvaient dans une presque habituelle détresse matinale. Les femmes aiment vraiment rendre les choses aussi compliquées qu’elles le peuvent. Voilà sans doute pourquoi l’on entend souvent les hommes se plaindre de ne pouvoir comprendre la gente féminine.
Un petit sourire aux lèvres, elle passa machinalement le bout des doigts sur son pendentif en pensant qu'elle devait “examiner” le fermoir qui lui avait semblé étrange se matin, seulement pour ce rendre compte que l’objet en question ne se trouvait plus accroché autour de son cou.

Mon pendentif ?!

Sous la surprise, elle lâcha non seulement son éventail mais laissa échapper une petite exclamation de surprise. Elle essaya de se calmer et de réfléchir à toute allure. Quand pouvait-elle l’avoir perdu mais surtout, où ? S’il ne s’agissait que d’un simple bijou, elle ne s’affolerait pas mais il s’agissait la du précieux premier cadeau que lui avait fait son époux qui aujourd’hui n’était plus de ce monde. Elle ne pouvait pas perdre un objet aussi important, aussi précieux pour elle. Elle ne prêta aucune attention aux regards curieux ou étonné qu’on lui lançait, ni a ce qui l’entourait tout court, elle devait retrouver son pendentif rapidement. Mais pour cela elle devait d’abord se calmer les battements hiératiques de son cœur, et ce pour la première fois, sans grand succès…
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