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 Lai Yao Shih, Général de Sizheng

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Lai Yao Shih
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MessageSujet: Lai Yao Shih, Général de Sizheng   Sam 28 Nov - 17:30

.Identité



♦️ Nom : Lai
♦️ Prénom : Yao Shih
♦️ Surnom : Yao
♦️ Âge : 29 ans
♦️ Préférence sexuelle Les hommes, mais depuis la mort de… lui, il c’est tourné vers les femmes pour ne plus tomber amoureux.
♦️ Royaume d'allégeance : Sizheng

♦️ Profession : Général


.En détail

♦️ Description physique : Le visage androgyne de ce valeureux guerrier surprend toujours quand on le voit pour la première fois. Quel gaspillage! Il aurait dû appartenir à l’une de ces créatures au sexe incertain qui incite à la débauche la plus perverse. Non, il appartient bel et bien à ce guerrier. Tout son être exalte une beauté froide et presque rigide. Il ne sourit jamais. De fait, sa peau n’a pas une ride, pas même une petite d’expression. Il donne ainsi l’impression de porter un éternel masque.

Actuellement, sa peau est pâle, presque diaphane et jamais luisante. Toutefois, après de nombreux jours sur un champ de bataille, elle prend une teinte dorée qui lui donne, ironiquement, un air plus vivant. En fait, on peut dire qu’il ne reprend vie que sur un champ de bataille.

Ses yeux sont aussi vides d’expression que son visage. Ils sont d’un noir profond, comme deux abysses sans fond et surmontés de sourcils droits et obliques qui lui donnent un air naturellement sévère. Néanmoins, de longs cils en adoucissent quelque peu la froideur, mais c’est bien insignifiant comparé à tout le reste. Un nez droit et une bouche aux lèvres subtilement rosées complètent l’ensemble. Toutefois, il ne faudrait pas oublier sa longue chevelure sombre qui est soigneusement attachée lorsqu’il est sur le champ de bataille, mais plus lâchement noué dans la vie de tous les jours.

Il semble plutôt fin et délicat pour un guerrier, mais ses vêtements cachent quelques surprises délicieuses pour celui ou celle qui aura le plaisir de le voir nu. Il est plutôt grand et svelte. Sous sa peau se dessinent des muscles fins, mais puissants. En fait, ce n’est pas la taille des bras qui font d’un homme un bon soldat, mais bien la façon dont on les utilise. Il a le pied léger et rapide. Naturellement souple, il est vraiment sournois dans un corps à corps.

Lorsqu’il n’est pas sur un champ de bataille, il troque l’armure pour des vêtements sombres. Il porte toujours du noir. Les tissus sont de qualité et tissés de délicats motifs, mais les vêtements a toujours une coupe sombre.


♦️ Description psychologique : La vie de Yao Shih est divisée en deux grandes périodes. Il y a celle entre zéro et 22 ans où il est normal. Puis il y a celle de 22 à aujourd’hui où il c’est totalement renfermé sur lui-même. C’est cette période qui nous intéresse le plus, car c’est ce qu’il vit présentement.

De manière générale, Yao Shih est un homme calme et réfléchit. Il ne parle pas beaucoup, préférant le silence au bavardage inutile. Toutefois, ce n’est pas cela qui l’empêche d’être un bon meneur. Son intelligence n’est point à douter. Son sang froid en toute circonstance fait de lui une personne sur qui on peut compter même dans une situation critique. Sur le champ de bataille, aux yeux des autres, il apparait comme un homme téméraire qui ne manque pas de courage. Toutefois, la réalité est tout autre quand on se place de son point de vue.

Après la mort de Bing Qing son jeune amant lorsqu’il avait 22 ans, il c’est totalement refermé sur lui-même. En fait, la vie est devenue sans importance. Il a l’impression d’avoir perdu sa raison d’être. À chaque fois qu’il part à la guerre, il espère secrètement y trouver la mort. Il ne veut pas se suicider. Enfin, il ne veut pas se tuer avec sa propre arme, car il juge que ce serait trahir son seigneur. Alors, il prend des risques inconsidérés dans l’espoir que cette fois sera la bonne, qu’il trouvera enfin une mort digne. Malheureusement pour lui, ça ne tourne jamais comme il le voudrait. Une fois il fut grièvement blessé à la suite d’un combat. On craignait sérieusement pour sa vie, mais par miracle il s’en remit. Tout ceci à la veille de la trêve qui dure depuis maintenant deux ans. Deux ans sans combats, à réfléchir sur sa vie et surtout sur la mort de Bing Qing, c’est de plus en plus difficile. Les images du corps moribond entre ses bras, couvert de sang et tentant de parler alors que seul un atroce gargouillis sort de sa gorge. Yao Shih en a vu des atrocités, mais cette fois c’était bien au-delà de tout ce qu’il avait vécu.

Pour tenir jusqu’à la prochaine guerre qui l’emportera peut-être, il tente maintenant de se trouver une épouse. Il est jeune, beau et dans une bonne situation. Les femmes ne lui ont jamais fait envie et voilà pourquoi il se tourne vers elle. Il ne veut pas tomber amoureux. Si se suicider avec sa propre lame était une trahison envers son seigneur, tomber amoureux serait une trahison envers Bing Qing. Pour Yao Shih, l’honneur et la fidélité sont deux choses très importantes dans sa vie. Ainsi, s’il prend épouse, il ne l’aimera probablement jamais, mais il subviendra à tous ses besoins comme un bon mari et ferait en sorte qu’elle ne manque jamais de rien.

Au-delà de l’aspect psychologique, Yao Shih a des préférences. Curieusement, il aime la poésie. Non pas qu’il soit poète, mais il est touché par la beauté des mots. Dans ses temps libres, il aime en lire, en particulier la nuit quand la lune est bien haute dans le ciel. Il rode dans la bibliothèque, savourant les biographies des grands généraux qui l’ont précédé. Il aime s’inspirer de leurs exploits, mais c’était surtout avant la mort de Bing Qing. L’histoire de son pays l’intéresse aussi beaucoup. Évidemment, la plus grande partie de son temps libre, il le passe à améliorer ses compétences guerrières.

En contre-partie, certaines choses l’irritent profondément. Les grandes soirées fastueuses où il y a beaucoup de monde et beaucoup de bruit l’ennuient profondément. Il se sent inconfortable dans ce genre de foule joyeuse totalement incompatible avec son état d’esprit actuel. Il n’aime pas qu’on le dérange pour rien. C’est un grand solitaire et pourtant, il n’a pas toujours été ainsi.



♦️ Histoire : Yao Shih n’était pas destiné à devenir un guerrier à sa naissance. Il est venu au monde au sein d’une famille d’illustres guérisseurs de père en fils depuis plusieurs générations, comme le démontre son prénom qui signifie maître de la guérison en chinois. Son père possédait une vaste connaissance du monde végétal et des effets des plantes sur le corps humain. On le demandait de partout pour qu’il vienne soigner diverses maladies à l’aide de ses plantes supposément magiques. Dans l’esprit des gens humbles, ce qu’il arrivait à faire relevait du miracle, mais il n’en était rien.

Il avait deux ans lorsque le malheur frappa sa famille. Son père fut victime d’un raid alors qu’il revenait d’un lointain village près des frontières ennemies. Il n’avait jamais craint de s’aventurer aussi loin si c’était pour aider les gens. Ainsi, il était mort en faisant ce qu’il aimait le plus au monde, mais en laissant aussi derrière sa toute jeune famille. La mère de Yao Shih était enceinte du deuxième enfant du couple. Le cœur brisé, elle accepta néanmoins d’épouser le frère de son défunt mari, Lai Huan Yue un haut gradé de l’armée du royaume, mais surtout reconnu pour ses excès de boisson et de colère. La mère du jeune garçon mourut dans des circonstances nébuleuses avant la mise à terme de sa grossesse. Lorsqu’il fut en âge de comprendre, son beau-père lui expliqua qu’elle avait fait une fausse couche et qu’elle était morte au bout de son sang. C’est plausible, mais Yao Shih croit que c’est en la frappant que Huan Yue a provoqué l’avortement. Peu importe, l’homme n’avait peut-être plus de femme, mais il lui restait un jeune garçon vigoureux qu’il comptait éduquer en parfait soldat.

Toute son enfance fut consacrée à l’apprentissage des arts martiaux. De nombreuses fois, le jeune Yao Shih se couchait le soir épuisé et le corps endolori. Toutefois, il n’avait pas le droit de se plaindre sinon Huan Yue le frapperait pour le punir. Heureusement pour lui, Yao était un enfant doué et il s’attirait les félicitations de ses maîtres qui le voyaient comme le digne héritier de son beau-père. Ce n’était pas l’art de la médecine qu’il avait dans le sang, mais celui de la guerre.

Les excès de Huan Yue finirent par avoir raison de lui. Il mourut assassiné dans une ruelle de la ville près d’une taverne qu’il fréquentait trop souvent et qui avait mauvaise réputation. Il laissa derrière lui un adolescent de 12 ans qui n’était absolument pas attristé par sa mort. L’héritage qu’il reçut lui permit de continuer ses études. Ses maîtres devinrent sa nouvelle famille. L’un d’eux, Chung (le sage), particulièrement enthousiasmé par les habiletés de l’orphelin, l’initia à l’art plus poussé sur la façon de faire la guerre. En fait, il n’était pas question de sacrifier sa grande intelligence pour en faire un simple soldat obéissant. Il espérait faire de lui un meneur, un grand stratège. Il l’initia aussi à la littérature et à d’autres savoirs qui feraient de lui un homme instruit.

Il goûta à sa première expérience de guerre à 16 ans où il assista comme aide de camp Shi Kong, un grand général respecté par ses hommes. À ses côtés, il devait apprendre l’aspect pratique du métier. Il identifia très vite cet homme comme son père spirituel. S’il avait pu choisir sa famille, il aurait surement sélectionné cet homme comme géniteur.

++++++++++++++++

- Yao Shih? Où es-tu?

L’adolescent apparu derrière une tente, transportant les couvertures qu’on lui avait demandées pour les blessés. Une première journée de rudes combats venait de s’achever et chacun retournait à son camp pour soigner les blessés et enterrer les morts. C’était la première fois pour Yao Shih qui était à la fois tout excité et effrayé à l’idée de se retrouver ici. On lui avait tant parlé de ce moment, mais jusqu’à présent il était confiné à ce camp. Kong était encore en habit de combat. Ses vêtements étaient poussiéreux et tachés de sang. Une entaille à sa joue droite saignait toujours.

— Je veux te montrer quelque chose. Il est tant que tu saches la vraie réalité de la guerre.

Une main sur l’épaule, il le guida à l’extérieur du cercle de tentes. Autour d’eux, les soldats épuisés se retournaient sur leur passage. L’atmosphère était lourde et particulièrement tendue. L’avant-veille, il avait entendu ses mêmes hommes rire et parler nonchalamment. Cette fois, ils étaient tous silencieux et tristes.

Le général l’amena non loin du campement où se dressait un grand bucher. Une odeur horrible de viande grillée empestait l’atmosphère. Yao Shih sentit son estomac se nouer. Cette odeur n’avait rien à voir avec elle que dégageait une bonne pièce de bœuf qu’on grille sur le feu.

— C’est ici qu’on brule nos morts après les combats. Il faut que tu les voies.

Yao Shih était loin d’être enthousiasme à cette idée. Il avait déjà vu des morts, mais jamais de façon violente. Ils s’arrêtèrent devant la première rangée de corps parfaitement aligné. Le regard de l’adolescent s’arrêta sur celui près d’eux. Il avait été tué d’une flèche dans la gorge qui l’avait vidé de son sang. Les yeux de la victime étaient exorbités par la terreur.

— C’est une mort rapide, il n’a pas beaucoup souffert, mais son voisin par contre…

Il avait été éventré. Par la plaie béante, Yao pouvait voir ses tripes suintantes de liquide. Des mouches commençaient déjà à l’envahir, venant déposer leurs œufs par légion. D’ici quelques heures, la carcasse serait grouillante d’asticots si l’on ne le jetait pas au feu.

— Il était encore vivant quand je l’ai trouvé. Il essayait de garder ses tripes en place, mais je voyais bien qu’il était perdu. Ce genre de blessure, on ne guérit pas. Il serait mort dans d’horribles souffrances, emporté par la fièvre. Je l’ai achevé, par miséricorde. Ça fera partie de tes devoirs, plus tard.

N’y tenant plus, l’adolescent vomi l’intégrité de son dernier repas. Kong le prit par la main et le ramena au camp. Avant de le laisser à ses occupations, il lui cependant dit une dernière chose.

— C’est la première et la dernière fois que tu vomissais devant un corps, compris ?


++++++++++++++++++

Il avait des méthodes bien à lui, mais elles étaient efficaces. En effet, jamais plus il ne devait rendre les tripes devant un corps charcuté. C’était une question d’honneur, autant pour lui-même que pour le mort.

L’année suivante, il participa enfin aux combats en tant que soldat. Malgré ses connaissances, tout le monde commençait en bas de l’échelle. Lentement, il gravit un à un les échelons, non sans difficultés. Il devait faire ses preuves et gagner le respect des hommes qu’il côtoyait. Il ne pensait pas cependant que les choses arriveraient aussi vites.

Il avait tout juste 21 ans lorsque, lors d’une campagne durant laquelle il accompagnait son mentor, ce dernier fut grièvement blessé. Comme il ne pouvait plus assurer un commandement efficace depuis sa couchette, il le passa à Yao Shih. Ce dernier, bien qu’il avait été éduqué toute sa vie pour ça, n’était pas certain de pouvoir y arriver.

— Tu peux le faire. Je te fais confiance et tu seras vainqueur…

C’était facile à dire pour lui, qui était cloué au lit avec une jambe en lambeaux, mais Yao ne pouvait pas se défiler. Jamais dans sa vie il ne c’était senti plus intimidé qu’au moment où il dut expliquer la stratégie à appliquer à des hommes dont certains avaient le double de son âge. Il devait faire taire toutes ses craintes et faire preuve d’une assurance à toute épreuve s’il voulait se faire prendre au sérieux.

Les combats s’éternisèrent et pendant plusieurs jours, il ne put prendre de nouvelles de Kong. Lorsqu’il put enfin se libérer, il passa à la tente des blessés où il trouva un autre homme à la place qu’occupait précédemment le général. On lui apprit qu’il était mort la veille. On pensait que sa blessure pouvait être guérie, mais l’infection c’était répandue dans son sang. Pour un homme qui avait déjà tué par miséricorde pour éviter un sort semblable… Aurait-il dû faire la même chose? Quoi qu’il en soit, son nouveau titre ne fut pas remis en question et après de longues semaines de combats, le royaume en sortie vainqueur. C’était la consécration que Yao Shih. Malgré son jeune âge, il était général. Il était conscient qu’il avait encore beaucoup à apprendre, mais il ferait honneur à son défunt mentor.

À 22 ans, Yao Shih c’est épris secrètement d’un jeune soldat sous ses ordres. Jamais il n’aurait cru une telle chose possible, mais à bien y penser aucune jeune fille n’avait attiré son attention. C’était une relation particulière, remplie d’ambigüité et de moments très intenses. Sur ce plan des relations sociales, Yao Shih n’est certainement pas le plus entreprenant des hommes. Pendant longtemps, cette histoire est restée simplement une question de regards discrets, de conversations remplies de doubles sens. Puis, un jour, il c’était retiré sur une plage pour profiter de la solitude reposante de l’océan. L’eau était particulièrement clémente et il désirait s’y baigner. Il était en train de retirer ses vêtements lorsque Bing Qing apparu devant lui et entrepris de lui rester le reste de ses habits. On peut aisément deviner la suite.

Cette relation le grisait. Jamais dans sa vie, il ne c’était senti aussi épanouis. Tout était parfait, il pouvait difficilement espérer mieux. Toutefois, son bonheur était de courte durée.

++++++++++++++++

Les combats avaient cessé, c’était le temps de récupérer les blessés et les morts. Yao était inquiet. Il n’avait pas vu Bing Qing revenir au camp. Il arpentait maintenant le champ de bataille à sa recherche. Il y avait beaucoup de morts et des blessés à l’agonie. Le général savait qu’il se trouvait là, quelque part, et plus le temps passait, moins il avait de chance de le retrouver vivant. Il était terrifié à l’idée de le perdre. À cette simple idée, son cœur se déchirait douloureusement dans sa poitrine. Yao était prêt à de nombreux sacrifices pour la guerre, mais pas celui-ci.

Dans sa panique, il ne regardait plus où il mettait les pieds et il trébucha dans une petite dépression sur le sol. Il atterrit lourdement un mètre plus bas. C’est en se redressa que Yao Shih l’aperçu. Bing Qing était étendu, le regard levé au ciel. Sa poitrine se soulevait encore, laborieusement. Chaque respiration était une lutte constante. Deux flèches transperçaient sa poitrine et ses poumons se remplissaient de sang.

— Bing Qing!

Il se précipita vers lui. Dès qu’il l’aperçut, le regard du mourant s’adoucit, comme s’il n’avait plus peur maintenant qu’il avait vu une dernière fois son tendre amour. Il voulut parler, mais seul un horrible gargouillement sortit de sa gorge. Il se noyait dans son sang.

— Ne parle pas, ça va aller. Je vais te porter au camp et l’on va te soigner.

Bing Qing fait non de la tête. Il savait ce qui l’attendait maintenant et Yao Shih devait l’accepter. Le soldat mourant s’accrocha au bras de Yao en le fixant intensément dans les yeux. Il n’avait pas besoin de parler pour se faire comprendre. La vision du général se brouilla lorsque les larmes envahirent ses yeux.

— Je ne peux pas faire ça…

Bing Qing resserra sa poigne. Oui, il pouvait le faire et il devait le faire. Il ne voulait pas souffrir inutilement et mourir de la fièvre. Le soldat avait vu beaucoup de ses compagnons en périr et cette mort n’était pas la plus douce. Déjà que ses poumons brûlaient atrocement. Yao shih prit la petite dague qui était attachée à sa ceinture. Bing Qing lui fit un dernier signe d’encouragement et le général planta la dague tout juste sous le sternum. Le soldat écarquilla les yeux sous la douleur. Son corps se convulsa, luttant une dernière fois contre la mort avant d’abdiquer à tout jamais. À cet instant, il n’y a pas qu’un homme qui perdit la vie. Yao Shih eut aussi l’impression de mourir à la différence qu’il respirait toujours. Il resta là un bon moment, gardant Bing Qing dans ses bras. S’inquiétant de la disparition du général, on partit à sa recherche. On ne le trouva qu’à l’aube, le corps du soldat toujours dans ses bras et la main tenant toujours la dague enfoncée. On comprit aussitôt ce qui venait de se passer, même si l’on ne connaissait pas la véritable nature des sentiments qui les avaient unis.

— C’était la meilleure chose à faire, mon commandant. Laissez-nous nous en occuper.


++++++++++++++++++

Puis, comme si c’était la chose à plus normale à faire, on retira la dague du corps de Bing Qing pour la rendre à son propriétaire. Oui, ce jour-là, plusieurs hommes avaient perdu la vie sur le champ de bataille, mais l’un d’eux était mort de l’intérieur tout en restant en vie. Yao Shih n’avait plus qu’une chose en tête, rejoindre Bing Qing.

Les années suivantes, il développa une obsession autour de la guerre et de la mort. Il devint un guerrier aguerri qui prenait des risques inconsidérés. Autour de lui, il soulevait à la fois la crainte et l’admiration. Il était un formidable soldat qui se battait avec une rage peu commune. Malgré ses désirs de mort, elle ne vint pas le prendre. Chaque fois qu’il sortait vainqueur d’un combat, sa colère et son désespoir devenaient plus importants encore. Puis, un jour, il fut blessé… Mais l’obstination d’un médecin issu de la même ligné que Yao Shih eu raison de la fièvre et c’est la que la trêve tomba.

Un homme dont la vie entière est vouée à la guerre trouve le temps très long en temps de paix, mais si en plus il désire plus que tout y perdre la vie alors c’est atrocement plus long encore. Serait-il capable d’aller jusqu’à sacrifié son honneur envers son seigneur, la jeune Wang Li Mei de Sizheng pour déclencher à nouveau la guerre?

♦️ A savoir : rien de particulier.


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Pour l’avatar, l’image vient de Heise. Toutefois, je me rends compte qu’il ressemble beaucoup à l’avatar de Lu Zaizhuan. S’il faut que j’en trouve un nouveau, je vais chercher. Le hic, c'est que je ne suis pas capable d'atteindre les galeries sur Deviant Art!
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Lu Zaizhuan
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MessageSujet: Re: Lai Yao Shih, Général de Sizheng   Sam 28 Nov - 17:39

Bonjour bonjour !
Rassure-toi, tu n'as pas à changer d'avatar : la ressemblance n'est pas si grande, et même nos personnages se ressemblent un peu, ça pourrait amener des choses intéressantes en RP ! J'aime beaucoup ton personnage. Un soldat qui désire la mort mais qui se bat pour ne pas mourir facilement... j'adore ! Et un Général de Sizheng ! \o/




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"La montagne et l'eau finiront par se rencontrer."
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Lai Yao Shih, Général de Sizheng

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