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 Le Voyage de Gēn zhì. Prélude : Un voyage de mille lieux commence toujours par.. un départ. [one-shot]

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Yuãn Gēn zhì
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MessageSujet: Le Voyage de Gēn zhì. Prélude : Un voyage de mille lieux commence toujours par.. un départ. [one-shot]   Mer 23 Déc - 15:26

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Tu ne devrais pas faire cela jeune dragon.

Debout face à l'immortel statue du Dragon des eaux, le menton bas, les paupières closent, ses mains liées, une prière au bout des lèvres le jeune dragon en question ne semble prêter aucune attention aux paroles du moine. Ses habits d'un blanc épuré, presque aussi éclatants que ses cheveux, le jeune homme avait laissé à terre sa cape, sa longue flûte et son baluchon. Il finit sa prière, baisse ses mains et ouvre les yeux pour les poser sur le visage du vieil homme qui lui demande sans violence ni ordre de ne point mettre à jour son désir. Mais si les perles calmes et claires semblent engager une réponse, les lèvres de Yuãn restent closes. Le moine ferme les yeux et s'approche de celui qui n'est encore qu'un enfant à ses yeux, il pose sa main lourde mais conciliante sur l'épaule du prêtre.


"Rester à sa place fait durer longtemps."


Un mince sourire éclaire le visage enfantin du prêtre blanc, les mots du moine s'ils sortent de sa bouche sont prit à un autre et il est aisé à l'enfant de comprendre leur sens véritable. Il lui semble pourtant qu'ils ne conviennent pas en cette occasion. Le moine voit de l'empressement et de désir dans le projet du fils des eaux. Il n'en est rien. Cela fait bien longtemps que l'idée est née, bien des mois qu'il y réfléchit et ce n'est pas une décision légère qu'a prise Yuãn, avec douceur il repousse la main du moine. Il est temps que l'homme comprenne que celui qu'il avait vu grandir n'était plus un enfant et que si choix il y avait à faire, il saurait le faire lui même. Sa main sert un instant le bras de son précepteur, il voulait bien faire mais à trop vouloir retenir l'oeil du dragon il ne faisait que hâter leur séparation.

Prenant sur lui les soupirs du moine, le jeune homme se détourna et prenant en main sa cape la lança sur ses épaules, l'attachant rapidement devant lui avant de saisir le maigre baluchon qui lui servait de sac de voyage et avec respect accrocher la flûte à son côté. Il n'emportait que peu de choses, quelques menus ressources pour subvenir à la faim quand celle ci se présenterait, une plume, un petit pot d'encre noir et une mince liasse de parchemin. Pourquoi donc emmener un matériel d'écriture ? Allait il donc avoir besoin de composer des poèmes ou des odes ? Il n'était pas très doué pour la poésie, elle était bien trop faite de longues phrases pour l'esprit clair du prêtre, et bien qu'il comprenne leurs sens il ne saurait faire usage de tant de mots pour exprimer une simple idée. D'un mouvement il tourne le dos au moine et s'écarte de la posture imposante du Dragon qui semble le suivre de ses yeux de pierre. Approuvait il le départ de son prêtre ? Nul n'aurait su le dire, pas même celui que l'on désignait dans tout le Sizheng comme étant son fils. Mais il était certain que beaucoup verrait le temple sans prêtre comme une fonction délaissée par celui qui devait la remplir. Et la reine qui n'avait mise au courant de rien, verrait elle d'un bon oeil que son prêtre s'en aille sans rien demander à personne ? Voila des questions bien politiques auxquelles Yuãn seraient incapable de faire face, on lui a pourtant donné à étudier le fonctionnement d'un empire, de l'empire auquel il appartient.. Mais s'il saisit bien l'importance d'une telle organisation, il reste totalement indiffèrent à la place dite "importante" qu'il occupe en son sein.


Dis nous au moins où tu comptes te rendre puisque tu ne veux pas d'escorte.


Une escorte.. quelle drôle d'idée. Pourquoi dont ferait on suivre un homme lorsqu'il est de bien ? En tant de paix il ne servait à rien de prendre les armes, de faire un voyage à rassurante compagnie. Cela n'était que perte de temps pour ces hommes utiles en leur foyer. Un homme de bien ne devrait rien avoir à craindre en son royaume, la méfiance irraisonnée n'attire que ce qu'elle redoute. Puis si son voyage le menait en terre de Funan il ne devait rien avoir à craindre non plus, la paix n'était elle pas garante de la sécurité de ses hôtes ? La chevelure diaphane du prêtre s'éloignait du moine soucieux et tourmenté. Elle s'arrêta aux portes grandes ouvertes du temple, le regard paisible alla chercher les ondulations de la mer au loin, embrassa les rues alentours, les contours bruns de l'hospice accolée à une aile du temple. Le vent toujours présent à Sizheng s'engouffra sous la cape grise du prêtre alors qu'il quittait le temple, la seule véritable maison qu'il ait jamais connu et qu'il laissait désormais. Le temps était venu semble t-il.

Le moine n'essaya pas de le retenir cette fois. Il avait compris.




"Le vrai voyageur ne sait pas où il va.".................
Proverbe chinois............




(La suite bientôt, promis !)
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