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 Ces jours qui changent une vie... (pv Kuan Yin)

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Lai Yao Shih
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MessageSujet: Ces jours qui changent une vie... (pv Kuan Yin)   Mar 12 Jan - 2:22

La demeure de Yao Shih est le symbole matériel de son rang occupé dans la hiérarchie du royaume de Sizheng. Elle est vaste et entourée d’un haut mur enduit de chaux et percé d’une porte de bois pour se protéger des intrus. À côté de cette porte, il y avait une corde qui, lorsqu’on la tirait, faisait sonner une cloche pour avertir de la venue d’invité. On peut voir de la route de grands arbres matures projeter leur ombre rafraîchissante sur les bâtiments ainsi que les toits de tuiles rouges. La porte du mur s’ouvre sur une petite cour pavée de pierres grises qui mène à une autre porte en bois laqué rouge avec un dragon sculpté en son centre. Deux autres dragons de pierre gardent l’entrée.

Comme toutes les autres maisons du même type, elle est construite autour d’une cour intérieure, endroit qu’affectionne particulièrement Yao Shih. On y trouvait un jardin aménagé avec soin comportant des fleurs et de petits arbres ainsi qu’un bassin de carpes. Le général pouvait y passer des heures. Outre ce petit lieu de tranquillité, la maison comporte de nombreuses pièces, mais plusieurs sont inoccupées à cause de son statut de célibataire. Les cuisines et le quartier des serviteurs sont situés dans une partie éloignée des lieux habités et un couloir de service traverse l’intégralité de la maison. C’est pourquoi Yao Shih a souvent l’impression que sa servante surgit de nulle part.

La décoration est assez spartiate bien qu’il y ait quelques œuvres d’art placé ici et là dans la maison. N’ayant pas un goût très développé pour la décoration, Yao Shih se procurait les objets et faisait confiance à Li Na pour les mettre en valeur. Ils avaient d’ailleurs déjà eu une petite dispute à ce sujet, car la servante était tombée sur une tentative de calligraphie de Yao Shih. Selon le point de vu de l’artiste, c’était peu réussit, mais Li Na l’avait trouvé très jolie. Son grand-père en faisait beaucoup quand elle était jeune alors elle savait de quoi elle parlait. Elle avait pris le rouleau pour l’exposer. À son retour de la garnison où il avait passé la journée à encadrer l’entraînement de nouvelles recrues, il avait retrouvé son œuvre suspendue bien en évidence devant la porte d’entrée. S’en était suivi une discussion animée qui avait abouti à cette conclusion : Yao Shih décidait de ce qui était accroché dans sa maison. Finalement, le rouleau avait terminé dans le quartier des servantes. Le général pensait qu’elle s’en était débarrassée, mais Li Na l’aimait bien et comme le maître ne venait jamais dans cette partie de la maison…

La cour était un endroit grandement apprécié par Yao Shih, mais il avait aussi son petit sanctuaire à l’intérieur de la maison. C’était une pièce située en retrait, une sorte de bureau où il travaillait et entreposait ses effets personnels comme ses armes. Personne n’avait le droit d’y entrer, pas même sa servante Li Na. Lorsque Yao Shih voulait du thé, elle devait le déposer à la porte et frapper. À l’intérieur, c’était un vrai fouillis. Les tablettes croulaient littéralement sous le poids des objets et des bouts de papier qu’il avait amassés au cours des années. C’était le seul endroit où Yao Shih se permettait d’être vraiment lui-même. Si quelqu’un devait y entrer sans la permission et toucher à ses affaires, il ne le pardonnerait jamais. Surtout que certains rouleaux contenaient des informations importantes sur la sécurité du royaume et les effectifs de l’armée.

Bref, cette nouvelle journée avait commencé comme toutes les autres. Le temps était splendide, quoique légèrement frais. Malgré tout, Yao Shih prenait quand même son thé dans la cour. Il avait un livre qu’il feuilletait distraitement tout en buvant la boisson chaude à petites gorgées. Il ne savait pas encore que sa petite vie bien tranquille était sur le point de changer radicalement.
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Lai Yao Shih
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MessageSujet: Re: Ces jours qui changent une vie... (pv Kuan Yin)   Sam 30 Jan - 5:32

Si Yao Shih avait eu la moindre idée des invités qui se dirigeaient vers sa maison et surtout de leur intention, il aurait surement pris les jambes à son cou. Il aurait préféré affronter à lui seul une armée de 10 000 hommes plutôt que de rester là. Pourtant, il était de notoriété publique qu’il recherchait une épouse, mais Yao Shih avait longuement réfléchi au processus. Il pensait trouver une gentille épouse au palais. D’ailleurs, il avait commencé à étudier le passé de certaines, leur origine sociale et leur éducation. Il veillait aussi à ce qu’elles viennent de famille respectable, non pas seulement par leurs rangs, mais aussi que leurs pères aient prouvé leur loyauté envers le royaume de Sizheng. Finalement, après plusieurs semaines d’observation silencieuse, il avait arrêté son choix sur la fille aînée d’un général mort il y a déjà quelques années. De son point de vue, elle était parfaite. Une beauté discrète, éduquée et très gentille. Il l’avait souvent vu entouré d’enfants et elle avait démontré qu’elle n’avait pas peur de se salir les mains lorsque l’un des enfants qu’elle surveillait fut malade. Bref, il n’avait plus que des détails à régler avant d’aller officiellement demander sa main.

Il était justement en train de réfléchir à cela. Tout en lisant son livre et en buvant son thé à petites gorgées, il pensait à tout ce qu’il avait à faire dans la maison pour accueillir une épouse. Il devait penser aux futurs enfants, mais aussi s’il devait engager ou non plus de domestiques. Li Na le servait si bien depuis tellement d’année, mais plus de gens dans la maison signifiait plus de travail et la servante se faisait vieillissante. Une petite voix dans sa tête lui disait de laisser tomber le mariage. Qu’il pouvait bien continuer de vivre en ermite tout en allant rejoindre son Wei Su à Chenlan à chaque fois que l’occasion de présentait. Su serait plus que ravi d’apprendre qu’il laissait tomber les démarches, mais c’était impossible. Toutes les femmes du palais ne parlaient que de ça. Elles attendaient impatiemment qu’il annonce son choix. Yao Shih ne pouvait plus reculer.

Yao Shih soupira, se demandant ce qu’il devait faire. Peut-être que c’était le moment de demander conseil à un autre homme. Ing Heng Shan peut-être? Ils n’étaient pas à proprement parlé ami, mais ils étaient collègue et se respectaient mutuellement. C’était plutôt une bonne base pour une relation, non? Bref, il se rendrait peut-être chez Heng Shan pour avoir son avis sur la question. Un point de vue extérieur ne serait pas de trop et il était convaincu que Heng Shan avait surement plus d’expérience que lui avec les femmes.

Le général referma le livre d’un geste brusque. Il inspira profondément, l’air embaumait une délicieuse odeur qui venait des cuisines. Li Na s’activait déjà dans la cuisine, préparant avec une patience d’ange le repas de son maître. Au même instant, le tintement de la cloche à l’entré retentit. Des invités? Qui cela pouvait-il bien être? Peut-être Heng Shan qui aurait mystérieusement lu dans ses pensées? Non, Yao Shih ne croyait pas que l’homme prendrait la liberté de s’inviter ainsi. Il préférait le croiser dans un lieu plus neutre comme la caserne ou la place publique. Yao Shih s’arracha à son petit paradis pour aller ouvrir la porte, mais Li Na avait été plus rapide que lui et ce que dit l’inconnu en le voyant lui coupa littéralement le souffle. Même Li Na ne put cacher sa surprise en écarquillant légèrement les yeux. Cet homme ne manquait visiblement pas de culot. Yao Shih s’approcha, visiblement agacé. Il jeta un bref coup d’œil à la jeune fille en question, respectueusement incliné. Le général avait du mal à cacher ses sentiments. Il était si surpris que tout se voyait sur son visage. Li Na le remarqua et sembla inquiète tout à coup. Yao Shih était capable de chasser ces intrus à coup de pied au derrière sans la moindre cérémonie. Il se frotta le menton, réfléchissant.

— Suivez- moi. Li Na, prépare le thé.

Yao Shih amena ses invités jusqu’au salon où il recevait ses visiteurs habituellement. Ces derniers purent admirer la décoration de la maison et les goûts parfois somptueux du général. En effet, il n’était pas pauvre et cette fille, si elle devait devenir son épouse, devrait faire bien attention à tous les objets se trouvant dans cette maison.

— Je dois avouer que votre culot me surprend. Vous êtes bien le premier père à venir me voir jusqu’à ma maison. Habituellement, ils essaient de me surprendre au détour d’un couloir au palais ou encore à la caserne où j’entraîne mes troupes. Je ne sais pas si je dois être agacé ou admiratif.

Le général regarda la jeune femme. Elle était très belle, sans aucun doute. Elle l’était plus que celle qu’il avait remarquée au palais. Toutefois, il n’avait pas souvenir de l’avoir déjà au paravent. Elle n’était pas une habitante du palais, ce qui la désavantageait. En même temps, celle qu’il avait choisie n’avait pas de père, ni de beau-père donc aucune dote. Maintenant, il avait devant lui un homme prêt à donner beaucoup pour le mariage de sa fille. Il la traitait comme une simple marchandise, un moyen d’ascension sociale.

— Vous allez peut-être me trouver pointilleux, mais j’aimerais en savoir plus avant de prendre une décision. Vous dites que vous êtes prêt à me donner une dote conséquente. Que faites-vous dans la vie? Et son éducation? Comme vous pouvez le constater, cette demeure est remplie d’objets d’art et de livres. Je porte une attention particulière à l’éducation. De plus, je ne veux pas d’une épouse oisive qui se laisse servir. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais ma maison est pratiquement vide. Je n’ai que Li Na, ma servante depuis mon adolescence. J’apprécie la solitude et le calme et je m’attends à ce que ma future épouse le respecte. Évidemment, elle sera extrêmement bien traitée. Elle ne manquera jamais de rien et elle pourra jouir de ma fortune, du moins raisonnablement. Il est hors de question que je cède à tous les caprices.
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Lai Yao Shih
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MessageSujet: Re: Ces jours qui changent une vie... (pv Kuan Yin)   Lun 1 Mar - 15:35

Yao Shih ne pouvait pratiquement pas dire non. En fait, quel homme irait dire non à une occasion pareille? Cette fille venait visiblement d’une famille qui même si elle n’avait pas d’origine noble, avait réussi à force de travail et de détermination à s’enrichir. Ce n’était pas une mauvaise chose en soi, car ils ne faisaient pas comme de nombreux nobles qui s’assoyaient sur une richesse amassée par leur défunt ancêtre. Ils finissaient par n’être oisifs et bons à presque rien sauf pour faire étalage de leur argent et de leur titre. C’est bien joli de glorifier nos ancêtres, mais si nous-mêmes ne nous rendons fier de rien, l’histoire a vite fait de nous oublié. Yao Shih ne voulait surtout pas se vanter, mais il avait l’impression qu’il ne serait pas oublié de si tôt. Li Na revint enfin avec le meilleur thé servit dans la plus belle porcelaine de la maison, un véritable bijou de l’artisanat chinois. Yao Shih en but aussitôt une gorgée, cherchant le réconfort dans sa boisson préféré. En fait, il gagnait du temps. Sa décision était prise, enfin, presque prise. Il acceptait ce mariage… *J’aimerais avoir quelqu’un à qui demander conseil.* Pensa-t-il en regardant le père de la future mariée. * Li Na, sauve-moi! Mets le feu à la maison, brise un vase de porcelaine, bref, fais quelque chose pour détourner l’attention! *

— Joaillier, hum.

Le regard le Yao Shih s’arrêta un bref instant sur l’épouse du père de la jeune fille. Elle était… scintillante, c’est le moins qu’on puisse dire. À côté, la jeune fille était beaucoup plus modeste. Yao Shih savait que ce n’était qu’une façade. Elle devait être aussi propriétaire de nombreux bijoux, mais dans cette situation, la modestie était de mise. Pour les parents, c’était l’occasion d’étaler leur savoir-faire et leur richesse surtout.

— Vous êtes talentueux, à n’en pas douté et votre fille à profité d’une éducation remarquable. J’ai rarement eu l’occasion de croiser de jeune fille qui pouvait en dire autant.

Yao Shih se leva et se dirigea vers un coin de la pièce où sur un guéridon était posé un petit coffret de bois laqué. Il ramena l’objet vers ses invités avec beaucoup de soin. Le coffret était visiblement usé et semblait plutôt pauvre, mais Yao Shih le manipulait comme s’il était serti d’or et de diamant.

— En tant que joaillier, vous allez sans doute pouvoir m’aider pour ça.

Il sortit du coffret un collier de jade. Il était modeste comparativement aux bijoux que portait la femme du joaillier, mais il était bien fait. Malheureusement, il était brisé. Quelques perles de jade étaient tombées.

— Je suis parfaitement conscient que ce bijou n’est pas aussi somptueux que ceux que vous pouvez faire. C’est le modeste cadeau qu’a fait mon père, mon vrai père qui était médecin, à ma mère. Il a malheureusement été brisé par mon beau-père, mais ma mère a réussi à le mettre en sureté dans ce coffret. Je me suis promis que j’offrirai ce collier à ma future épouse dans l’espoir qu’elle comprenne la symbolique de ce présent.

Yao Shih rassembla tout le courage qu’il pouvait avoir. C’était pire que s’il partait à la guerre, car il n’avait aucune expérience pour ça. Il aurait aimé avec une bonne discussion avec son père. Il poussa le coffret vers son futur beau-père. Son visage était imperturbable, mais il paniquait à l’intérieur.

— J’aimerai beaucoup que vous le répariez si vous voulez que je l’offre à votre fille. Évidemment, vous serez payé.

Un bref sourire apparu sur le visage de Yao Shih. Bon, il avait plongé et il ne pouvait plus reculer. La jeune fille était la candidate idéale. Elle était fortunée, bien éduquée et assez jolie selon les critères de Yao Shih. Il ne restait plus qu’à mettre au point les détails du contrat et de la cérémonie.
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