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 Il était une fois des rumeurs [Partie II - Lai Yao Shih]

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Ing Heng Shan
Ing Heng Shan
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MessageSujet: Il était une fois des rumeurs [Partie II - Lai Yao Shih]   Dim 17 Jan - 18:19

    Cette discussions aurait sans doute pu se poursuivre en territoire plus connu du général Ing, toute fois puisqu’on ne choisi pas toujours le chemin que l’ont doit emprunter, il faut apprendre à s’adapter à toute situations. D’ailleurs en se rendant en territoire inconnue, cela lui permettrait sans doute d’en apprendre un peu plus sur le monde de vie de son confrère militaire – voir le fait qu’il sera dans l’antre de ce dernier peut s’avérer être un avantage. La confiance que possède les gens lorsqu’ils sont entre territoire connu devient généralement leur faiblesse, toute fois le général Ing devra bien formuler ses phrases afin d’obtenir les informations recherchés. Rien ne lui sera donné tout cru dans le bec et si le moment n’est pas propice à connaître la vérité derrière les rumeurs, alors qu’il en soit ainsi car après tout l’homme sachant faire preuve de patience finira toujours par attraper un poisson.

    Durant leur voyage à pied vers la demeure de Lai Yao Shih, aucune parole fut échanger entre les deux hommes – de toute façon ils allaient sans doute amplement discuter une fois sur les lieux. Peut-être que le général Lai est un peu plus bavard une fois dans le confort et la chaleur de son chez soi. En soi, le froid ne déplait pas vraiment à notre ténébreux, peut-être est-ce du au fait qu’il vu pour la toute première fois le jour lors de la saison des neiges. La froideur de l’hiver, ça il l’a connu dès ses premiers jours d’existence. Certes, cela aurait sans doute été plus difficile s’il n’avait pas eut la chance de naitre en sein d’une famille les plus nobles du pays… la classe paysanne – eux connaissent véritablement la froideur de l’hiver. Enfin mieux vaut s’en tenir là en ce qui concerne les saisons, car déjà devant les sombres prunelles de notre protagoniste se dresse la demeure de son confrère militaire.

    Un endroit somptueux, c’est un fait, le genre de demeure qui démontre relativement bien le statut social de ce cher Lai. Similaire en quelques endroits à la demeure du général Ing – qu’il ne considère pas comme étant la maison des Ing, pour lui ça c’est chez ses parents. Toute fois tout cela est une toute autre histoire. Découvrant tranquillement la maisonnée du général Lai, dès que ses pieds dépourvus de ses chaussures eurent le plaisir de toucher le parquet le général Ing sentit en lui toute la vitalité de la maisonnée. Certes cette énergie, différente de celle de sa demeure, lui était inconnue, mais il y existait une certaine chaleur et un grand confort. Quel est donc la relation existante entre chaque personne de la maisonnée ? Comment ce comporte le général Lai avec les autres habitants de sa demeure ? Il n’est pas rare qu’un noble agit comme un dictateur avec ses « suivants », est-ce son cas ?

    Aux yeux de notre général, la maisonnée est une seconde famille, il adore profondément les gens qui l’entour. Occasionnellement il ce doit de se démontrer autoritaire et froid envers eux, car tel sont les tâches d’un patron, mais l’amour qu’il leur porte est le même qu’il offre à un être partageant le même sang. Toute fois peut-être est-ce complètement différent ici, mais si tel est le cas, il ce doit de ne pas intervenir puisqu’il est en ce lieu qu’un simple invité. Suivant son guide comme une ombre, les prunelles de notre protagoniste dégustaient le charme visuel des lieux, observant les moindres petits détails, les visages des gens, le décor, bref rien ne semblait lui échapper. Il est fort probable qu’à la sorti de ce lieu il soit capable de redessiner en grande partie le chemin qu’il eut emprunté… bientôt ils prendront sans doute siège et pourrons enfin discuter dans un endroit un peu moins frisquet que la Place de Sizheng. D’ailleurs ce doute t-il de quelque chose ?

    Certains dirons qu’il est un serpent venimeux, qu’il charme son vis-à-vis afin de l’empoissonné et obtenir ce qu’il désir… alors que d’autres dirons qu’il est tel un héron, attendant patiemment que son poisson s’approche avec suffisamment de confort afin de pouvoir plus facilement l’attraper. Peut-être est-il un peu des deux, peut-être qu’il utilise son charme afin de mettre en confiance son confrère, mais la patience est sans doute la véritable virtus qui fera en sorte qu’il pourra clarifier les sombres rumeurs. Avec un peu de chance, il finira par pouvoir faire taire les rumeurs à propos de son confrère afin qu’elles ne nuisent pas à sa réputation et à la réputation de Sizheng. Surtout qu’eux yeux de notre général, son confrère semble être un homme plutôt bien et les rumeurs positives qui sont venu jusqu’à ses oreilles ont fait en sorte qu’il eut développer un grand respect pour ce personnage qu’il n’a jamais eut la chance de véritablement connaître jusqu’à ce jour…
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Lai Yao Shih
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MessageSujet: Re: Il était une fois des rumeurs [Partie II - Lai Yao Shih]   Ven 22 Jan - 2:11

Après avoir quitté la grande place, Yao Shih et son confrère Ing Heng Shan avaient envisagé de trouver un endroit chauffé pour continuer leur discussion. Finalement, Yao signifia son besoin de retourner chez lui pour porter les médicaments qu’il venait d’acheter à son unique servante malade. Le général invitait rarement de lui-même les gens à venir chez lui. Habituellement, c’est eux qui venaient sans l’avertir, chose qui l’agaçait profondément. Pour une fois, il dit tout simplement.

— Accompagnez-moi.

En chemin vers la demeure du général, ils étaient restés dans un silence relatif, brisé parfois par la toux et les reniflements de Yao Shih. Il allait beaucoup mieux, mais il souffrait encore des vestiges de son mal. Avait-il dit à quel point il pouvait détester l’hiver?

Bref, au bout de quelques minutes de marches, ils arrivèrent devant la maison de Yao Shih. Son compagnon semblait impressionné, mais pas tant que ça. Comme il était lui aussi général, il jouissait du même statut social. Toutefois, Yao Shih avait un petit côté vaniteux qu’il n’hésitait pas à croire qu’il se situait quand même quelque part au-dessus de lui.

Habituellement, il n’y avait personne dans la maison du général outre que son unique servante et lui-même. Toutefois, aujourd’hui, elle grouillait d’ouvriers. On savait de réputation que Yao était un solitaire et qu’il n’aimait pas être entouré d’une foule sauf lorsqu’il était sur les champs de bataille.

— Désolez pour toute cette agitation. Il y a une grosse branche d’arbre qui est tombé sur la maison après une tempête de vent. Les ouvriers sont en train de réparer.

Yao Shih amena Ing Heng Shan à l’endroit où la branche s’était affaissée sur sa demeure. On l’avait enlevé pour laisser un trou béant dans le toit qui laissait entrer le vent frais. Un vase avait été brisé. Des débris jonchaient encore le sol, mais impossible de savoir si c’était la branche où l’un des ouvriers qui s’affairaient dans la maison qui l’avait brisé. L’agacement apparu très clairement sur le visage de Yao Shih qui ne fit cependant aucun commentaire. Il invita plutôt l’autre général à le suivre en vers un endroit plutôt inusité pour recevoir ces invités, la cuisine.

— Je dois préparer une infusion pour Li Na, mon unique servante qui est malade.

Il ne restait plus que des braises dans le four, mais Yao Shih réussit sans mal à l’allumer à nouveau pour mettre de l’eau à bouillir. Il semblait plutôt à l’aise dans la cuisine. Sans être un cuisinier, il savait se débrouiller et puis il préparait souvent son thé lui-même. Toutefois, l’eau avait commencé tout juste à frémir que Li Na entra dans la cuisine. Elle fut d’abord surprise de voir qu’un invité était dans la cuisine, mais elle s’inclina respectueusement devant Heng Shan. Elle ne semblait pas tellement en forme et traînait des pieds.

— Li Na, retournez vous coucher. Je m’occupe de tout.

La femme fit catégoriquement non de la tête. Elle prit des mains de Yao Shih les herbes qu’il avait achetées pour elle.

— Non, je suis capable de me faire cette infusion. Allez plutôt accueillir votre invité comme il se doit.

Sur ce, elle chassa les deux hommes de la cuisine qui était son domaine. Beaucoup n’aurait pas aimé se faire parler ainsi par leur servante, mais Yao Shih ne semblait pas s’en offusqué, il paraissait même plutôt inquiet. Il invita Ing Heng Shan à le suivre à nouveau, mais cette fois il l’amena dans la grande pièce qui servait, techniquement, pour les invités. Il y avait de grandes bibliothèques avec des livres, mais aussi des rouleaux plus anciens qui semblaient très fragiles. Un bon feu brûlait dans la cheminée et l’atmosphère était agréable et confortable.

— Bienvenu dans mon petit sanctuaire. Désirez-vous du thé? Je peux aller en chercher.
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Ing Heng Shan
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MessageSujet: Re: Il était une fois des rumeurs [Partie II - Lai Yao Shih]   Mar 26 Jan - 2:30

    Sublime demeure en effet, un peu plus élégante que celle du général Ing, il faut croire qu’à quelque part ce très cher Lai possède un petit côté vaniteux. Enfin, il ne peut pas lui reprocher, lorsqu’on ce fit aux rumeurs qui cours à propos de ce dernier, il y a tout de même quelques petites raisons de posséder ces traits de caractères. Et oui, malgré quelques dégâts causés par la nature, la demeure du général Lai sa rapprochait nettement plus d’un petit palais que d’une grange, c’est un fait. Ayant suivit son confrère, jusqu’à la cuisine, observant les moindres gestes et réactions de ce dernier. Le visage de celui-ci passa de celui à un homme irrité voyant les pots cassés à celui d’un être remplit de douceur et d’attention lorsqu’il s’agissait de s’occuper d’une dame du nom de Li Na. Une servante de la demeure et la seule apparemment. Non rares sont les nobles maisonnées possédant un faible nombre de gens aux services des maîtres, mais c’est la première fois que le général Ing voit une maisonnée conduite par une seule femme – ce qui implique donc que tout ce trafic est uniquement afin d’effectuer quelques réparations sur la demeure.

    Le général Ing lui-même a en sa compagnie, dans sa demeure de Sizheng, plus d’une seule personne pour lui tenir compagnie. En toute franchise, parfois il se sent un peu comme un invité dans la demeure d’une autre famille puisque les gens à son service, sa seconde famille selon lui, est composés de quelques membres de la même famille. Enfin les détails concernant sa propre maisonnée sont fortement inutiles en ce moment. Voyant la très chère Li Na, de toute évidence malade démontrer une telle politesse et toujours au service du maître de la maison fit en sorte que notre ténébreux ce questionna un peu sur la relation existant entre Li Na et le général Lai. Certes, il ne se laissa pas transporter plus longtemps dans un cycle de songes puisqu’il ce fit rapidement chasser de la cuisine. Intérieurement, le générale fut amuser par tout cela, mais son visage placide n’en démontrait rien.

    Éventuellement, après ce petit « accrochage », les deux hommes se sont retrouvés face à face dans le « sanctuaire » du général Lai. Ing observa les alentours d’un coin de l’œil puis répliqua avec un petit sourire à son vis-à-vis lorsqu’il lui demanda s’il souhaitait avoir du thé. Acceptant l’offre, ce dernier dû patienter durant un bref instant seul dans la pièce le temps que son hôte effectue l’allée et le retour. Ne bougeant pas d’un poil, le dos bien droit l’air noble, mais très détendu à la fois, le général Ing contempla les douces flammes jusqu’à ce qu’il attendit les pas de son confrère revenir vers lui. Le remerciant doucement en prenant le thé qui lui fut servit, sans rien ajouté il but une petite gorgée avant d’ouvrir un peu plus officiellement cet entretient.

    -Charmante maisonnée, il est malheureux que la nature fût contre vous, mais il est facile de réparer un toit lorsque la maisonnée possède une bonne fondation…

    Un petit sourire discret, tout comme sa référence à la relation qu’entretient le général Lai et Li Na. Il est parfois difficile de bien voir ce qu’Ing Heng Shan tente de dire à travers ses mots, mais bon il s’agit là d’un des divers traits de sa personne. Une seconde gorgée du délicieux et chaleureux breuvage, puis notre ténébreux poursuivit sont bref discours.

    -Une femme sage m’a dit un jour que les plus fines herbes seules ne peuvent soigner les malades, mais qu’avec les mains du soigneur elles peuvent accomplir des miracles… dame Li Na possède un soigneur très dévoué…

    À nouveau silencieux il n’en ajouta pas plus que cela pour l’instant, il s’agissait que d’une ouverture, une façon de se réchauffer la voix avant d’entrer dans des sujets plus sérieux. Il s’agit aussi de sa façon de démontrer à son confrère à quel point il apprécie, nombreux aristocrate auraient simplement envoyer quelqu’un faire le boulot à leur place. Aux yeux d’Ing Heng Shan, Lai Yao Shih et Li Na ressemblaient un peu à un vieux couple qui prend mutuellement soin de l’autre. Il est possible que la relation entre eux ne soit aucunement dans le romantique, mais il y existe un certain amour entre eux, c’est un fait.
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MessageSujet: Re: Il était une fois des rumeurs [Partie II - Lai Yao Shih]   Jeu 28 Jan - 18:14

Yao Shih n’aimait pas être entouré d’une foule, même si c’était pour entretenir sa maison. Il y avait évidemment quelques personnes qui passaient de temps à autre pour effectuer diverses tâches que Li Na ne pouvait pas faire, comme l’entretien des jardins ou de petits travaux de réparation. Il aimait sa solitude et il aimait Li Na, car elle respectait le besoin de son maître sans poser de question. Elle était l’une des rares personnes à le connaître vraiment. Peut-être même qu’elle le connaissait mieux que Yao Shih pouvait se connaître lui-même. C’est étrange, mais pourtant vrai. Parfois, il est nécessaire d’avoir un point de vu extérieur pour bien analyser une situation. Tous les généraux savaient cela. Peut-être que la véritable personne à interroger n’était pas Yao Shih, mais Li Na.

— Bien, je vais chercher le thé.

Le général laissa Ing dans le salon des invités pour retourner à la cuisine. Li Na s’y trouvait toujours, surveillant l’eau que Yao Shih avait placée sur le feu. En même temps, elle avait trouvé de petits gâteaux pour l’invité de son maître et sortit le plus beau service de thé de la maison.

— Je ne crois pas qu’Heng Shan va s’offusquer si j’utilise le service de tous les jours pour voir le thé.

La servante regarda Yao Shih d’un air inquisiteur qui fit apparaître une ombre de sourire sur le visage de Yao Shih. On ne peut pas vraiment dire que Yao Shih soit le plus vaniteux des hommes. Malgré une maison splendide, il portait toujours des vêtements relativement discrets, mais taillés dans du tissu de qualité. De plus, il balayait de la main toutes les règles de l’étiquette quand venait de temps d’accueillir des invités. Li Na avait bien essayé de changer les habitudes du général, mais rien à faire. Cet homme était probablement le plus obstiné de tous.

« Vous avez un invité, un de vos collègues généraux en plus. Accueillez-le comme il se doit! »

Sur ces mots, elle fut prise d’une violente quinte de toux. Yao Shih la fit assoir sur un tabouret et infusa lui-même les herbes avant de lui présenter la tasse. Le fumet n’était pas très invitant, tout comme la couleur de la boisson, mais pour l’avoir subi avant Li Na, il pouvait jurer de son efficacité.

— Buvez et allez dormir. C’est un ordre.

Li Na ne protesta même pas et dès qu’elle eu avalé la dernière goûte, elle retourna à sa chambre. Yao Shih prépara le thé et retourna au salon avec les petits gâteaux. Il déposa son butin sur un petit guéridon devant son invité avant de prendre place sur une autre chaise.

— Merci. J’aime effectivement beaucoup cette maison. Toutefois, je commence à m’y ennuyer.

La guerre le gardait habituellement très loin de sa maison. Il n’était jamais resté bien longtemps entre quatre murs. Toutefois, depuis deux ans, il était coincé ici. Yao Shih avait récemment trouvé un exutoire en se rendant régulièrement à Chenlan. Évidemment, il pensait que personne n’était au courant.

Il but quelques gorgées du thé. Il était bon, mais peut-être un peu trop infusé. Il savait comment préparer le thé, mais il ne l’avait pas fait depuis un moment et avait perdu la main. Yao Shih avait oublié le miel. Ah non, c’est vrai, il n’en restait plus. Le général avait épuisé les derniers stocks la semaine dernière alors qu’il était malade. Li Na lui avait pratiquement fait avaler de force. C’est vrai que Li Na et lui avait une relation particulière. Il était son maître, mais Li Na pouvait faire valoir son opinion sans que Yao Shih s’en offusque. Évidemment, il y avait une limite à ne pas franchir et la femme la connaissait très bien, mais rares étaient les occasions où il avait été en colère contre elle. La remarque d’ING sur le guérisseur dévoué fit sourire Yao Shih malgré lui.

— Mon père était guérisseur. Mon nom signifie maître de la guérison. Si mon père n’était pas mort alors que je n’étais qu’un enfant, j’aurais sans doute suivi cette voie. Mais il est décédé j’avais deux ans et ma mère a épousé un autre homme qui était dans l’armée. Il m’a initié aux arts de la guerre et malgré sa mort prématurés quand j’avais 12 ans, j’ai continué sur cette voie. On disait que j’étais doué. Toutefois, j’imagine que j’ai encore en moi des traces de mes véritables origines. J’ai engagé Li Na je n’étais qu’un adolescent encore. Elle était surprise de servir un homme qui était plus jeune qu’elle et qui vivait seul. Je ne peux pas dire qu’elle ait fait office de mère pour moi, car on sait bien où se situe la limite, mais… J’apprécie parfois ses conseils et ses remarques. Elle me connait bien, trop bien peut-être. Je ne peux pas m’en défaire alors je vais la garder dans cette maison jusqu’à la fin. Elle prend soin de moi et je prends soin d’elle au besoin. Tout le monde est satisfait.

Oui, Yao Shih pouvait se montrer bavard parfois. D’un autre côté, il avait senti le besoin de mettre la situation au clair, comme s’il craignait que son collègue ne se fasse de fausses idées sur ce qui se passait dans cette maison. Il n’avait pas parlé sur un ton suspicieux. Non, il avait simplement exposé les fais comme ils étaient. Toutefois, c’est vrai que d’un point de vu extérieur, ils agissaient comme un vieux couple. Une sorte d’affection réciproque s’était installée entre eux de sorte que lorsque cette femme mourrait, il en serait surement peiné.
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Ing Heng Shan
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MessageSujet: Re: Il était une fois des rumeurs [Partie II - Lai Yao Shih]   Mar 2 Fév - 2:13

    Le général était un personnage des plus intrigant aux yeux de notre ténébreux, les multiples facettes de ce dernier se révélait tranquillement – pourtant tant est toujours plongé dans l’obscurité. Enfin, ne somme nous tous pas un peu comme cela ? Ont peut passer une vie entière en compagnie d’une personne, la voir grandir et la voir trépasser et avoir qu’effleurer la surface de son âme. Même avec soi-même, ont ne se connait jamais réellement, certes il existe une perception de soi que l’on connait, nos propres petits secrets sont devenus des connaissances permanentes, mais il y a tant de choses à propos de soi qu’il est impossible de voir si ce n’est que de l’extérieur. Le point de vu et la perception joue un très grand rôle sur le savoir. Cela explique sans doute la relation existant entre le général Lai et la dame de maison.

    Selon les explications de son confrère, sans doute prononcés afin qu’Ing Heng Shan ne possède pas de fausses idées sur leur relation, les deux êtres étaient relativement proches dans la limite du raisonnable. Ils ne sont point amants, ni parents, mais que de bons amis qui se comprennent et s’entraident mutuellement. Un peu comme une famille. Ce n’est pas les liens de sangs qui tissent les liens familiaux, mais la relation et l’amour entre les gens. Certes elle n’est pas comme un seconde mère pour lui et lui n’est sans doute pas comme un fils à ses yeux, mais cela n’empêche pas ce sentiment d’appartenance. L’explication fut accompagnée d’un bref résumé de la vie du général, un résumé qui expliqua un peu son don naturel pour le travail de guérisseur. Écoutant le tout, notre ténébreux ne pu s’empêcher de lui sourire un peu, trouvant l’explication légèrement amusante.

    Il n’était sans doute pas destiner à prendre le chemin d’un militaire, tout fois la mort de son paternel à changer sa route. La mort est sans doute les plus grandes similitudes entre les Hommes… la mort, le chagrin, l’amour, la haine, enfin les sentiments très humains. Ne souhaitant pas révélé sa vie à son confrère tout comme Lai l’a fait il y a de cela un moment, le général Ing ce contenta d’acquiescer aux paroles de celui-ci, ajoutant des commentaires qui ne feraient pas en sorte que la question, ou le sujet se retourne chez lui et qu’il se doit de mentionner son passé. Rien de choquant, mais rien de bien intéressant non plus. Si ce dernier ce doit d’en parler, il en parlera sans problème, mais s’il peut éviter c’est parfait ainsi.

    -Le chemin de la vie est toujours remplit de nuages… les divers chemins ne sont pas toujours révélé, l’horizon ce dessine au fil du temps… c’est pour cela qu’il est bon de voyager.

    Voilà que le voyage fut abordé, de façon indirecte bien entendu. Mieux vaut faire en sorte que chaque pas en avant suivre un rythme de marche régulier et non celui de la course… cela risquerait d’effrayer le général Lai. Ce n’est pas qu’il est un couard, mais parfois le chemin le plus rapide est celui du détour. Un détour qu’Ing Heng Shan doit emprunter s’il souhaite en apprendre sur les rumeurs. Voilà pourquoi il va aborder le tout sous un plan plus personnel, pourquoi ne pas renseigner le général Lai sur sa personne – si cela peut faire en sorte que l’homme ait confiance en notre protagoniste. La confiance de celui-ci, il souhaite la gagner, non seulement pour vérifier les rumeurs, mais aussi en tant que confrère militaire. Sur les champs de bataille, s’il n’y existe aucune confiance entre les généraux, les hommes n’auront aucunes confiances et les liens peuvent faire la différence en une victoire et une défaite.

    -C’est pour cela qu’au printemps je vais aller visiter ma sœur… sans doute faire un arrête à Chenlan, un somptueux village, si vous n’y avez jamais mis les pieds je vous conseille de vous y rendre… l’endroit est bénéfique pour l’âme.

    Notre ténébreux bu un peu de son thé, observant son confrère tout en lui souriant légèrement. Aucune malice, une légère complicité peut-être. S’il pouvait faire en sorte que le moment venu, le général Ing possède suffisamment de preuves afin d’innocenté Lai devant ses confrères militaires, eux pouvant croire que l’homme souhaite les trahir. Enfin, les chevaux sont maintenant en routes… il reste à voir si Lai sera du voyage vers la vérité derrière les rumeurs provenant de Chenlan.
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MessageSujet: Re: Il était une fois des rumeurs [Partie II - Lai Yao Shih]   Mar 16 Fév - 2:36

Yao Shih commençait à être de plus en plus intrigué par Ing Heng Shan. Ce dernier se révélait aussi secret que lui si cela pouvait être possible. Le général tentait de percer à jour son confrère et il n’y arrivait pas. Ce qu’il trouvait très agaçant au final. Bref, dans ce salon, à cet instant précis, deux hommes tentaient de se mesurer l’un l’autre, cherchant à en savoir plus sur l’autre. Le plus frustrant c’est que Yao Shih avait l’impression que s’il lui posait directement la question, il aurait peut-être une réponse, mais il n’oserait jamais faire ça. Il ne s’était jamais vraiment encombré des règles de politesse, mais même lui savait que ce genre d’indiscrétion n’était pas vraiment apprécié. Du moins, si on tentait d’en savoir plus sur lui, il serait vraiment en colère. Ironiquement, Yao Shih n’avait pas encore remarqué que son confrère tirait de lui de plus en plus d’information. Il s’ouvrait trop facilement alors qu’avant on aurait eu de la difficulté à tirer de lui une phrase complète n’ayant pas comme sujet la guerre. Quelque chose en lui avait changé, visiblement, même s’il restait aussi fier et quelque peu contrôlant. Apparemment, ça faisait vraiment partie de lui.

La remarque d’Heng Shan le fit sourire. Il ne savait pas que son confrère était aussi sage ou aussi poétique. Qu’on vienne dire que tous les généraux étaient des gros durs sans cervelle qui ne pensaient qu’à la guerre. Même Yao Shih, depuis quelque temps, avait cessé d’en faire une obsession. En effet, voilà bien une semaine qu’il n’avait pas essayé d’imaginer une tactique si la capitale se trouvait assiégée. Voyager, changer d’air… Oui, c’était bénéfique. Yao Shih avait expérimenté, même si ce n’était pas exactement ce qu’il avait souhaité au départ. En effet, la vie était un mystère impossible à prévoir. Toutefois, lorsque Heng Shan mentionna le nom de Chenlan, une petite lumière s’alluma dans la tête de Yao Shih et toutes les portes se refermèrent d’un coup. Il avait le sentiment tout à coup que la visite de son compagnon n’était pas tout à fait innocent. Savait-il quelque chose? Peut-être… Quoi qu'il en soit, il devait protéger Wei Su.

— Chenlan… Oui, je connais. Je m’y suis déjà rendu à quelques occasions. C’est un endroit particulièrement intéressant si on est à la recherche d’informations.

Il regarda brièvement son collègue avant de baisser les yeux vers la tasse de thé à moitié vide devant lui. Ce n’était peut-être qu’une coïncidence. Après tout, Chenlan était bien connu comme endroit et depuis que la paix s’était installée, c’était un lieu bouillonnant d’activités. Les deux camps pouvaient aussi s’y rencontrer en territoire neutre, bien que le plus souvent, ce genre de réunions fût plus officieux qu’officiel. Il but quelques gorgées avant d’ajouter en prenant un air détaché.

— C’est très animé. Il faut aimer les foules, ce qui n’est pas nécessairement mon cas.

Yao Shih termina sa tasse de thé et la remplit à nouveau. Il devait s’occuper au risque de trahir son inconfort. Toutefois, le général détestait les mots couverts. Malgré l’apparence avenante d’Ing Heng Shan, il ne pouvait s’empêcher de se sentir traquer. Il s’imaginait peut-être des choses. Après tout, qui pouvait être au courant de ce qu’il avait fait à Chenlan? À bien y penser, tout le monde! Il suffisait qu’il y ait eu une personne de Sizheng pour que tout le monde soit au courant. Le bouche à oreille pouvait être redoutable. Il devait en avoir le cœur net. S’il y avait quelque chose qui circulait sur lui en ville, il voulait le savoir.

— Il y a quelques choses que vous voulez me dire?
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MessageSujet: Re: Il était une fois des rumeurs [Partie II - Lai Yao Shih]   Mar 16 Fév - 18:09

    Sont confrère militaire est certes fort loin d’être un abrutit, lorsque le village de Chenlan fut mentionné par notre protagoniste, la réaction fut immédiate. Certes masqués par des petits gestes discrets, mais bien qu’une langue puisse être fourchu, le corps lui ne sait pas mentir. Le sujet sembla plutôt inconfortable pour ce très cher Lai, avec raison peut-être. A-t-il quelque chose à cacher ? Un homme sans remords de consciences ou sans secret n’aurait certainement pas eut une telle réaction, non ? Enfin, il eut la confirmation que sont très cher confrère d’armes fut jadis dans le village de Chenlan, aucune date précise, mais cela est sans réelle importance pour l’instant. Plus cette entretient avancé au fil du temps, plus Ing en savait à propos de son confrère – qui pourtant à la réputation d’être plutôt mystérieux. Oh pour l’être, ce très cher Lai Yao Shih est un homme remplit de mystère et aux yeux de notre protagoniste il s’agit là d’un personnage des plus fascinant.


    Comme il s’y attendait, toute cette agitation verbal fini par ce retourné contre lui – du moins son interlocuteur commençait à ce douter des intentions de notre protagoniste. Lui ? Vouloir savoir quelque chose en particulier ? Oh évidement qu’il souhaite savoir quelque chose de très particulier, mais est-ce là le moment pour demander directement la fameuse question ? Aux paroles du général Lai, Ing ce mit à sourire légèrement, un peu amusé par la situation peut-être. Prenant une gorgée de son thé, laissant en suspend son interlocuteur qui ne faisait qu’attendre les prochaines paroles de notre ténébreux. Aller, après une pause relativement brève, notre protagoniste décida de laisser enfin sortir quelques paroles afin de rassurer son confrère.


    -Simplement que vous me semblez fort tendu… et en tant que confrère je souhaite votre bien...


    Il fit une pause par la suite, peut-être que cela rassurera un peu le général Lai et retirera de chez lui le doute concernant cet entretient. Non mais quel crétin pourrait croire qu’un homme tel que lui ce laissera facilement berner par les charmantes paroles du général Ing ? Ing lui-même sait que cela ne fonctionnera aucunement, mieux vaut pour lui d’en venir directement au point. D’ailleurs quoi de plus déstabilisant parfois qu’une approche direct ? Surtout vu l’état psychologique de son interlocuteur, ce n’est pas en jouant les petits cachotiers qu’Ing Heng Shan finira par connaître les secrets de Lai. Déposant sa tasse sur le sol, plongeant sont regard sur son confrère, avant même que celui-ci ait l’occasion d’évoquer l’ombre d’une réplique, il reprit sa phrase là où il l’avait laissé en suspend.


    -Les rumeurs circulent rapidement Lai… heureusement mes oreilles furent parmi les premières à les entendre et avec tout le respect que je vous porte autant en tant que militaire qu’individu vous devez être franc avec moi…


    L’expression de légèreté qui était sur le visage d’Heng Shan c’était complètement transformé. Un homme sérieux et froid s’était à présent installé, oublions les détours, oublions les tactiques – il était déjà en plein cœur du champ de bataille qu’est la quête de la vérité. Demeurant en silence, notre protagoniste s’assura rapidement que personne n’écoutait – la suite doit demeurer entre eux. La suite des événements dépend entièrement de ce que va lui révéler son confrère, mieux vaut pour lui qu’il sache faire preuve de franchise, car l’influence que possède le général Ing sur les hauts placés peut nettement faire la différence entre la vie et la mort de Lai. Certains n’iront pas chercher les faits, ne le questionneront pas et vont simplement porter un jugement basé sur des rumeurs - ce n’est pas le cas pour Ing.


    -Que faisiez vous à Chenlan général Lai Yao Shih ?
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MessageSujet: Re: Il était une fois des rumeurs [Partie II - Lai Yao Shih]   Ven 19 Fév - 20:45

Oui, Ing Heng Shan voulait son bien, évidemment. Étrangement, Yao Shih n’arrivait pas à le croire. Il y avait sans doute cette notion de respect entre eux, mais ce respect était teinté de devoir, celui de veiller à ce que la réputation du royaume ne pâtisse pas pour les erreurs de parcours d’un général aussi réputé soit-il sur un champ de bataille. Il était maintenant clairement évident pour Yao Shih que son confrère savait quelque chose. Un homme qui aurait eu une meilleure maîtrise de ses émotions n’aurait certainement rien laissé paraître et aurait fait comme si de rien n’était, mais là, c’était différent. Ing Heng Shan avait piqué Yao Shih et ce dernier était maintenant sur la défensive. Il avait quelque chose à se reprocher et il pouvait difficilement le nier. Lorsque le mot rumeur arriva dans la conversation, Yao Shih ne pouvait plus reculer. Le général avait entendu quelque chose et voulait maintenant mettre les choses au clair. Il avait au moins le mérite de ne pas se fier exclusivement à ce qu’il avait entendu… Déjà, l’expression d’Heng Shan se durcissait. Voilà, ils étaient rendus à la période d’interrogatoire directe. Fini les mots couverts, les faux semblants et tout le reste, Yao Shih devait dire la vérité.

— Qu’est-ce que j’ai fait à Chenlan? J’y ai fait tout un tas de choses, mais pas ce que vous pouvez croire.

Il regarda son compagnon dans les yeux. Pendant un moment, il ne dit pas un mot, cherchant plutôt à savoir à travers le regard d’Ing Heng Shan s’il pensait de lui qu’il était un traitre. Il ne l’était pas, il pouvait le jurer sur son honneur, mais le bouche-à-oreille avait tendance à déformer les faits.

— Je m’ennuie tellement ici. Depuis que la paix s’est installée, chaque jour s’étire sans fin et même mes nuits… Je ne dors presque plus. La guerre est une chose terrible, c’est vrai, mais sans la guerre, je ne suis rien. J’ai voué ma vie entière à me battre et à défendre ces terres. J’ai mis plus d’une fois ma vie en danger. J’ai même embrassé la mort, mais elle n’a pas pris mon souffle.

Yao Shih faisait référence au dernier combat où blessé grièvement, il avait développé une fièvre qui avait bien failli l’emporter. Par chance, il avait survécu. Enfin, chance, il n’est pas prêt à dire cela bien que son opinion ait tendance à changer ces derniers temps.

— Je ne compte même plus le nombre de cicatrices qui couvrent mon corps. Bref, c’est bien amusant d’entraîner nos troupes à la caserne, mais on n’en fera de vrais soldats que lorsqu’ils iront sur le champ de bataille et vous êtes certainement du même avis que moi, non? Voilà! La paix est là, mais aussi fragile que la plus fine des porcelaines. Notre bien aimée reine a été la cible d’attentats, tous déjoués heureusement. Il n’y en a même eu un en ma présence et j’ai abattu l’agresseur sans le moindre regret. Évidemment, il aurait été préférable qu’on puisse l’interroger, mais dans le feu de l’action, on ne réfléchit pas toujours. Mais avant cet épisode, j’avais déjà pris une initiative… Chanlan est un village situé sur la frontière qui sépare notre royaume de celui de Funan. Les gens des deux royaumes s’y rencontrent. C’est un endroit neutre, rêvé lorsqu’on veut discuter de certaines choses…

Yao Shih se racla la gorge avant de boire un peu de thé. Il ne quitta pas des yeux l’autre général. Il parlait en toute franchise. Lui mentir serait inutile et stupide. Il avait entendu des choses, peut-être pas toutes vraies, mais Yao Shih ne le savait pas.

— Je suis donc parti à Chenlan pendant une semaine dans le but de faire une enquête. J’espérais y apprendre des détails, des noms surtout. Je voulais savoir si quelque chose d’autre se préparait. Toutefois, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu et c’est probablement ça que vous avez entendu.

Un sourire ironique apparu sur son visage.

— Je dois avouer… que j’ai certains problèmes. La source de ces problèmes ne vous concerne pas et je n’ai pas envie de vous en parler. De toute façon, sans vouloir vous vexer, je ne crois pas que vous pourriez comprendre. Quoi qu'il en soit, la guerre est devenue ma vie. Quand je me bats, je ne pense qu’à ça. Mon esprit se vide et je deviens ce guerrier, celui qui guide ses troupes, ses hommes, qui veillent sur eux. Je ne pense plus à moi et à mes problèmes, je n’ai pas le choix de penser aux autres. Toutefois, avec la paix, je suis hanté par mon passé. La tension devient tellement forte que je dois m’évader un bref instant. Je bois. Je ne le fais pas en public. Je le fais ici, dans l’intimité de ma maison. Quand je suis trop ivre, Li Na s’occupe de moi. Elle est la seule à savoir. Je ne bois pas tous les jours… Simplement, parfois, j’ai besoin de le faire. Une fois à Chenlan, j’ai eu ce besoin de le faire et ils ont une spécialité locale… très puissante. Je ne me suis pas méfié et bien vite, je me suis trouvé ivre en public. Ivre au point où j’ai perdu connaissance en pleine rue. J’ai failli être détroussé, mais un habitant des lieux m’a aidé. J’ai été aussi au cœur de quelques conflits. Moi qui voulais passer inaperçu… Ce fut tout le contraire et au final, mon expédition fut un échec total. Non seulement je n’ai aucune information, mais il m’est impossible de retourner au village. Mon visage est désormais connu, quoique je doute qu’on sache exactement qui je suis… À moins que.

Il regarda Ing Heng Shan en plissant légèrement les yeux.

— Si vous êtes là, c’est que mon nom a circulé. Des gens de Sizheng devaient se trouver au village en même temps que moi et m’ont reconnu.

Yao Shih soupira en se massant l’arête du nez. Il n’était pas très fier de lui. Il avait perdu le contrôle et voilà ce que ça donnait. Sa réputation en avait pris un coup.

— Je ne suis pas fier de moi, mais je ne suis pas allé là-bas avec de mauvaises intentions.
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MessageSujet: Re: Il était une fois des rumeurs [Partie II - Lai Yao Shih]   Mer 24 Fév - 16:56

    Les jeux sont révélés, les pions mis en place, les tuiles dévoilés, il n’est plus question de reculer. Il s’agissait maintenant du moment de confrontation entre les général Lai Yao Shih et notre protagoniste le général Ing Heng Shan. Pourquoi avoir abordé cette approche si direct alors que de façon un peu plus tordu et discrète le tout fonctionnait si bien ? Simplement parce que tout les faits dont avait besoin afin d’aborder directement le sujet se sont présenté à travers les réactions physiques de son confrère. Les rumeurs étaient fondés, il en avait à présent les preuves, cependant les détails concernant les excursions du général Lai à Chenlan devait suivre – car les rumeurs sont là, mais les faits sont toujours inconnus. Attendant alors les confidences, le générale Ing dont le visage était alors devenu sombre et réfléchi fixait silencieusement sont vis-à-vis attendant patiemment les paroles de celui-ci.

    Les confidences suivirent assez rapidement, certes quelques extras explicatifs furent ajouté par Lai, toute fois les faits importants furent tout de même mentionné. Il y était, c’est bel et bien lui que ses hommes ont perçus ivre à Chenlan. Les motivations de sont voyage, sa raison de boire, ce qui c’était plus ou moins passé, tout sortait à présent. Plus il écoutait son confrère, plus il en apprenait à propos de ce dernier, sa vie, sa philosophie, ses douleurs, ses motivations. D’ailleurs, comme mentionné un précédemment par le général Ing, c’est seulement que si Lai est franc avec ce dernier qu’il pourra l’aider. Est-ce que tout ce qu’il lui raconte en ce moment est la vérité ? Est-ce qu’il lui raconte des histoires afin de cacher une vérité plus sombre ? Enfin, malgré que certains fait furent mentionner, la source des ennuies de Lai ne fut pas révélé encore, mais cela va sans doute finir par transparaitre.

    Il ce doit de lui faire confiance. Ce n’est pas qu’il ne possède pas une confiance en ses hommes, toute fois eux même – sources des rumeurs – n’ont pas entièrement connaissances des faits derrière ce qui c’est déroulé devant leurs yeux lors de leur visite à Chenlan. C’est donc pour cela que notre ténébreux ne peut entièrement ce fier à eux… mais enfin, la vérité est sortie, Ing Heng Shan connait les faits sur les rumeurs de Chenlan. Que faire à présent avec toute cette information ? Il prit d’abord le temps d’y réfléchir, tamiser les faits utiles des extras. Au moins avec cela, si notre protagoniste décide de ce présenter au mur afin de défendre sont confrère, il ne se présentera pas sans motifs valide. Buvant une gorgée du thé qui tranquillement perdait de sa douce chaleur, notre protagoniste fini par répondre à son vis-à-vis qui naturellement semblait inquiet.

    - La source des rumeurs qui me sont parvenu n’ira point dévoiler à autrui le bruit de ce qui c’est produit à Chenlan…

    Il fit alors une pause avant de poursuivre ses paroles là où ce dernier les avaient laissé en suspend.

    -Cependant, si d’autres gens hors de mes hommes, qui sont ma source, vous ont vu, il est possible que certaine rumeurs ce mettent à circuler…

    Une autre pause, notre protagoniste fixa son confrère dans les yeux. Il savait qu’il n’était pas fier de ses actions, il n’est pas un homme mauvais, cela il peut facilement le lire dans son regard. Nullement besoin de connaître le général Lai depuis des décennies afin d’en juger, si les mots des hommes peuvent mentir, le cœur et la vérité est visible dans le regard des meilleurs acteurs. Voyant le regret dans les yeux de son confrère, notre protagoniste ajouta donc quelques mots afin de le rassurer.

    -Je suis près à affronter le mur avec vous… vous avez été franc avec moi… je vais donc faire en sorte que si les rumeurs se rendent aux mauvaises oreilles… qu’elles ne vous causent point tords…


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MessageSujet: Re: Il était une fois des rumeurs [Partie II - Lai Yao Shih]   Mer 10 Mar - 3:58

Yao Shih avait l’impression de tomber. Une sensation qui ne l’avait pas quitté depuis cet incident à Chenlan même si Wei Su avait réussi à lui faire oublier pendant un moment ces éventuels problèmes. Yao Shih avait longtemps fait figure de général imperturbable, protégeant Sizheng et voilà qu’il perdait bien. Il montrait sa faiblesse, son côté humain. Personne n’était parfait, mais Yao Shih ne voulait pas étaler ses erreurs et ses lacunes au grand public. Il allait tomber dans l’estime de ses confrères, dans l’estime de sa reine et même chez les jeunes soldats dont il était le responsable. Pour qu’on le suive à la guerre et même vers la mort, il devait jouir d’une parfaite crédibilité et maintenant elle était entachée et Yao Shih se sentait mal. Il éclata même de rire lorsque Heng shang lui assura que sa source n’allait pas parler à d’autres de ce qui s’était passé au village.

- Je vous remercie de tant de sollicitude, mais il n’a pas été le seul témoin de cette histoire. À mon avis, je n’ai pas fini d’en entendre parler!

Il soupira, passant une main sur son visage et dans ses cheveux. On pouvait clairement voir que Yao Shih portait un très lourd fardeau sur ses épaules. Lui qui le cachait si habilement depuis des années, le passé du général était plus tortueux qu’on ne pouvait l’imaginer.

- Je vous remercie aussi pour votre soutien. Soyez sûr que je serai le premier à me lever si jamais vous avez des ennuis. Votre soutien m’est… fondamental.

Yao Shih s’inclina respectueusement devant Heng Shan. En fait, un peu plus et Yao Shih s’agenouillait sur le sol devant Heng Shan. On voyait bien dans son regard qu’il était sur le point de tout laisser éclater à nouveau. Il s’était confié à Wei Su, évidemment, mais il avait l’impression qu’il ne pourrait pas cacher éternellement ses problèmes à Heng Shan. Ce dernier s’il souhaitait l’aider devait connaître toute la vérité. Yao Shih avait expliqué ce qui s’était passé à Chenlan, mais le reste… Il hésitait, comment aborder le sujet!? Après tout, ce n’était pas facile à raconter. La plaie était encore vivre malgré toutes ces années et malgré Wei Su. Ils se connaissaient à peine encore. Seuls le temps et la patience viendraient à bout de tous les maux de son âme.

- Heng Shan… Êtes-vous déjà tombé amoureux? Je veux dire… vraiment amoureux au point que vous en avez le souffle coupé à chaque fois que vous voyez cette personne. Ça m’est arrivé… Autrefois.

Il soupira, fermant les yeux. Il venait de franchir le point de non-retour. Il ne voulait pas dire que cet amour était un homme. De toute façon, ça n’avait pas la moindre influence sur la nature de ses sentiments. L’amour ne s’embarrassait pas du sexe d’une personne.

- J’avais 22 ans. Ça ne faisait pas encore un an que j’avais été nommé général. J’avais la tête occupée à pas mal de chose et jamais je n’avais imaginé que ça puisse m’arriver. Pourtant, il ne faut jamais dire jamais. Je n’ai jamais été très doué dans les relations sociales outre dans le cadre de la guerre. Je sais commander, donner des ordres et faire de la diplomatie, mais pour le reste… Je n’ai pas d’ami, pas de famille… Bref, pendant longtemps c’est resté très platonique si on peut dire. Il n’était question que d’échange de regard, de conversation à double sens. Je n’osais pas faire les premiers pas, j’étais totalement pétrifié. Demandez-moi de combattre au front, mais de faire les premiers pas devant une personne qui me coupe littéralement le souffle… Je suis terrifié. C’est elle qui s’est finalement décidée. Mon bonheur fut de courte durée. J’aurais dû le prévoir. Tous ceux que j’ai aimés sont morts beaucoup trop tôt. Mon père, ma mère, ma petite sœur et…

Yao Shih se leva pour aller se poster près d’une fenêtre.

- Depuis ce jour, je n’ai qu’une idée en tête, mourir. Je ne suis pas un lâche, je ne peux pas me suicider alors la guerre est devenue le moyen pour y arriver. Chaque fois que l’on prend les armes, on risque de ne jamais revenir. La vie étant ce qu’elle est, je revenais toujours. Même lorsque je fus blessé et atteint de la fièvre, j’ai survécu… Et je vis encore. Ça fait des années et j’ai encore… cette plaie béante dans la poitrine. Je souffre en permanence et j’essaie de survivre comme je peux en attendant la flèche qui m’achèvera enfin. Je peux presque la sentir déjà, à la fois brulante et froide… juste ici.

Le général tapota un point sous le sternum, l’endroit même où il avait enfoncé la dague qui avait achevé Bing Qing quelques années plus tôt.
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MessageSujet: Re: Il était une fois des rumeurs [Partie II - Lai Yao Shih]   Dim 21 Mar - 22:39

    Voilà que le rideau eut tombé, un visage inconnu jusqu’à présent du général Lai fut dévoilé à notre protagoniste. Il s’effondrait, le mur, la froideur du général Lai, voilà que l’humain derrière ce personnage dévoilait enfin sa véritable figure. Une confession en amène une autre après une promesse de solidarité. En connaissant maintenant plus que la plupart des mortels à propos du général Lai, le général Ing Heng Shan possédait à présent un nouveau respect pour ce personnage plus que particulier. En ce moment, un mort, une fin, la fin du personnage qu’a toujours présenté Lai, la mort du masque et des secrets. Rien de très théâtral comme scène, deux hommes discutant tranquillement partageant le thé, la confession d’un des deux après le jeu psychologique de l’autre – cependant le drame et l’émotion était tout de même présent.

    La nature humaine est une chose qu’aucun philosophe en ce monde ne peut facilement expliquer en quelques mots. Ce qui est bien, ce qui est mauvais, le général Ing ne peut porter un jugement qui est absolu, cependant il peut tout de même posséder son opinion sur ce débat. En ce qui concerne le cas présent, celui des débauches de son confrère militaire, boire pour oublier, boire pour que la douleur et les tourments le quittes enfin… boire pour que l’amour cesse de faire mal. Il ne s’agit pas d’un cas isolé chez les militaires, nombreuses fois il a rencontré certains soldat ivre – cherchant à oublier les horreurs, faire en sorte que la douleur qui entour leur cœur soit noyer dans la folie et l’ivresse qu’apporte l’alcool.

    Il écouta alors ce que le général Lai avait à dire, lui portant sans doute plus d’attention que nombreux hommes en ce monde lui a porté depuis bien longtemps. Certes, il y a sans doute ce mystérieux personnage de Chenlan qui connait certains secrets, la seule dame de la maisonnée aussi, mais parmi les hommes de Sizheng, la seule grande figure à connaître les secrets de Lai est à présent le général Ing. Éventuellement, après le monologue du général Lai, notre ténébreux prit la parole – de façon plus brève.

    -Lai… cesser de vous blâmer pour tout… je ne crois aucunement que les gens que vous avez aimé… et qui vont ont sans doute aimé aussi souhaiteraient vous voir ainsi aujourd’hui…

    Il fit une pose, tendit la petite tasse de porcelaine vers son confrère, lui demandant par ce geste tout simple de lui servir encore une fois le thé. Ce geste ne fut pas la seule chose qu’il fit lors de cette pause, il songea à la façon de poursuivre sa phrase. Comment aider le général Lai à ce sentir mieux, comment l’aider à faire le premier pas. Il reprit alors toujours calment avec une certaine douceur dans sa voix.

    -Vous savez il n’y a pas de honte à avoir peur… il n’y a pas de honte à être triste ou à aimer… vous souhaitez trop mourir au combat, voilà pourquoi vous êtes toujours en vie… vous ne craignez pas la mort, mais soyez patient cher ami…

    Observant son collègue, le général Ing lui fit un léger sourire et puis :

    -Nul peut mourir sans d’abord avoir vécu… vous devez apprendre à vivre cher ami…

    Cher ami, il est fort probable que peu d’hommes ont appelez le général Lai ainsi, mais il faut bien un début à tout. Il s’agit de paroles sincères de la part de notre ténébreux, car lui aussi derrière un visage souvent froid et autoritaire il est humain. Il a souffert, il connu la peur, la joie, l’amour… enfin l’amour – un certain genre d’amour. L’amour qu’à connu le général Lai est toujours inconnu et non vécu par notre protagoniste, mais il doit savoir se montrer patient. Un jour son tour viendra, un jour une fleure du printemps viendra chercher son cœur hivernal.
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MessageSujet: Re: Il était une fois des rumeurs [Partie II - Lai Yao Shih]   Dim 2 Mai - 4:57

Yao Shih n’avait pas envisagé qu’un jour il pourrait s’ouvrir autant à un inconnu. Il travaillait peut-être avec le général depuis un certain temps, mais il le connaissait bien peu. Toutefois, depuis qu’il avait rencontré Wei Su, ce dernier avait ouvert une brèche dans sa carapace et maintenant, il lui était plus difficile que jamais de cacher ses sentiments. De plus, comme Ing Heng Shan savait pour ses mésaventures à Chenlan… Non, il ne pouvait pas se permettre de lui cacher la vérité. Il ne voulait pas chercher une excuse à son comportement plus qu’inapproprié en tant que général de Sizheng, il voulait juste expliquer la situation dans son ensemble et aussi… se soulager un peu. Yao Shih avait découvert qu’en parlant, c’est vrai qu’on se sentait mieux. Il sentait le besoin de s’ouvrir un peu plus. Pas à n’importe qui, oh non! Mais Ing Heng Shan était un homme d’honneur, il n’irait pas raconter ses secrets à tout le monde. S’il osait le faire… Yao Shih serait sans pitié, peu importe les conséquences qui s’en suivraient.

Dès qu’il eu terminé sa tirade, un silence s’installa entre les deux hommes. Yao Shih se tenait toujours près de la fenêtre, attendant avec une certaine crainte la réaction de son confrère. Il prit alors conscience que dans l’attente, il était en train de se tordre les mains machinalement. Le général baissa légèrement la tête et soupira. Le silence fut rompu, enfin. Étrangement, les paroles d’Heng Shan lui arrachèrent un faible sourire. Il avait raison, Bing Qing n’aurait jamais supporté le voir ainsi. Il pouvait sans mal imaginer son visage, les sourcils froncés, le regardant d’un air suspicieux, comme jamais personne n’aurait osé le faire avant de se lancer dans un sermon sans fin jusqu’à ce que Yao Shih le fasse taire en l’embrassant.

- Oui… J’imagine que… enfin, je me ferais sans doute secouer comme un prunier et vertement sermonner…

Yao Shih se tourna vers Ing Heng Shan, souriant toujours tristement. En le voyant tendre ainsi sa tasse, le général s’avança vivement pour le servir à nouveau avec des gestes précis. Son invité enchaîna de façon prudente sur la peur et la honte d’avoir aimé à ce point. Honteux? Yao Shih n’avait jamais eu honte de son amour, aussi contre nature est-il aux yeux des autres. Il se sentait même privilégié d’avoir eu le bonheur d’expérimenter ce genre de sentiment, même si la perte de l’être aimé était plus cruelle que toute autre chose.

- Peur…

Il regarda Ing Heng Shan dans les yeux, prenant un peu plus d’assurance maintenant que la glace était brisée.

- Voilà le problème, je n’ai plus peur. Lorsque nous étions séparés, je craignais mourir sur le champ de bataille ou encore que quelque chose lui arrive sans que je sois en mesure de faire quoique se soit. C’est ce qui est arrivé. Je n’ai rien pu faire, sauf regarder la mort prendre doucement son dernier souffle. Vous n’avez pas idée à quel point on se sent impuissant, plus encore que lorsqu’il est question de nos soldats. Ils connaissent les risques et nous savons bien qu’on ne pourra pas tous les ramener vivant, mais là… On donnerait sa vie sans la moindre hésitation pour que l’autre ne meure pas. C’est égoïste quand on pense à la douleur qu’on lui infligerait.

Le regard de Yao Shih devint pensif et il se détourna à nouveau pour s’avancer de quelques pas.

- On s’imagine qu’il sera plus fort que nous et qu’il saura reprendre sa vie en main rapidement. On s’en moque de ne pas avoir vécu autant qu’on le pourrait. Pour ma part, je ne veux pas paraître prétentieux, mais j’estime avoir eu une vie bien remplie. Après la mort de mes parents alors que je n’étais qu’un enfant, le soldat ivrogne qui m’a servi de beau-père jusqu’à sa mort alors que je n’étais qu’un adolescent, mon métier de général, l’ivresse de l’amour et la déchirure qu’il provoque à sa perte… je crois que je mérite… un peu de repos, non?

Perdu dans ses pensées, il n’avait plus fait attention à ses paroles et en parlant de son amour perdu, il avait utilisé le masculin… Plutôt inhabituel quand on parle d’une femme… à moins que ce soit bien d’un homme dont il est question. Bref, il ne semblait pas l’avoir remarqué, car il se retourna à nouveau avec aplomb vers Ing Heng Shan.

- Mais peut-être que vous avez raison, peut-être suis-je condamné à vivre un peu plus longtemps. Pour faire quoi ? Je n’en sais rien. Probablement servir mon royaume du mieux que je peux. Je vais en profiter pour marier une femme que je ne connais pas et avoir une descendance qui suivra peut-être mes pas. Dans quelques années, peut-être serons-nous à nouveau réunis dans ce salon pour discuter des décisions inconsidérées de notre progéniture.

On pouvait clairement sentir l’ironie dans les paroles de Yao Shih. Vraiment, ses perspectives futures ne semblaient pas vraiment l’enthousiasmer outre mesure.
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Il était une fois des rumeurs [Partie II - Lai Yao Shih]

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