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 Les fleures du printemps [PV Leng Bing Xuan]

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Ing Heng Shan
Ing Heng Shan
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MessageSujet: Les fleures du printemps [PV Leng Bing Xuan]   Dim 17 Jan - 21:09

    Bien que son voyage possède pour but d’aller bien au-delà de Chenlan, c’est tout de même en ce territoire que les pieds du général Ing ce sont posés pour s’y reposer en cette après-midi, voir possiblement y passer la nuit avant de poursuivre son chemin. Par ailleurs, sa monture à bien droit à un peu de repos après avoir parcourus le chemin menant de la capital de Sizheng à ce petit village en plein cœur de ce monde. Le temps s’étant tranquillement réchauffer avec la fonte des neiges et la vie qui s’éveillait à nouveau, le temps était propice afin d’accomplir la promesse qu’il eut fait à un vieil ami cet hiver. Certes quitter la capital durant quelques jours n’est sans doute pas très recommander lorsqu’on a pour titre d’être un des généraux, toute fois faisant confiance à ses hommes, ceux-ci veille à ce que la noble dame de la nation demeure en sécurité et que tout messages urgent soit rapidement livrer à notre général – son devoir doit passer avant tout, mais sa famille lui manque et il souhaite bien voir le nouvel ajout à la famille.

    Conscient qu’il se dirige vers un territoire plus neutre et que son statut de général de Sizheng n’est pas toujours avantageux lorsqu’il est démontré publiquement, ce dernier opta pour une tenue de voyage ne démontrant aucune emblème, ni même son statut social. Ce n’est pas parce que Chenlan est un territoire neutre que les habitants apprécient nécessairement les gens des deux côtés de la frontière, ou même que l’endroit ne possède pas d’habitants possédant une allégeance chez Funan. La tête d’un général de Sizheng peut rapporter gros, même dans le semblant de paix qui existe entre les deux nations des gens seraient prêt à payer cher afin de faire assassiner notre protagoniste. Enfin, voilà pourquoi celui-ci dû prendre quelques précautions avant de quitter la capitale, mieux vaut faire en sorte que les tentatives d’assassinats soient à un minimum. Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que notre protagoniste porte un masque afin de voyager pour affaires personnelles. Ce n’est pas parce qu’il a quoique ce soit à cacher à Sizheng, mais plutôt parce qu’il n’a pas envi que Funan s’occupe de lui…

    Enfin, voici le moment de la pause et Gui Bai, sa monture, le méritait bien. Apportant l’étalon près de la rivière afin qu’il puisse s’y abreuver, le général Ing en profita pour observer le paysage printanier de Chenlan. À voir son propre reflet dans l’eau, le général mis un léger moment à ce reconnaître avec cette façon de coiffer sa crinière et ses vêtements. Ce n’est pas qu’il est dépourvu de tous ses charmes lorsqu’il est un peu plus en « civile », ce n’est pas ses vêtements ni sa coiffure qui rend son physique aussi attirant. Toute fois, à quoi il ressemble en ce moment est un peu puéril, non ? Il n’est pas ici pour faire le beau et charmer, il ne fait qu’un arrêt à Chenlan afin de se reposer avant la suite du trajet. D’ailleurs, ce voyage ne peut que lui faire du bien, lui laissant l’occasion de réfléchir, de revoir le monde et non seulement ce qui entour de près Sizheng. Il est fort probable que si notre protagoniste n’avait pas été un militaire, il aurait choisi la voie d’un marchand afin de parcourir les paysages lointains et découvrir le monde. Il ne comprend pas les gens qui ne souhaitent pas connaître ce qui existe au-delà de la mer, au-delà des montagnes et des forêts. Certes il a vu du pays lors des campagnes militaires, mais le paysage d’un champ de bataille n’a rien à voir avec la beauté de la rivière de Chenlan, les champs et les paysans travaillant afin d’avoir une magnifique récolte cette année… le parfum de la guerre n’est pas exactement le plus somptueux et raffiné parfum en ce monde, mais il s’agit là d’odeurs qui lui sont fort familières.

    Caressant doucement la bête près de lui, le général observa les habitants du village voyager d’un côté et puis d’un autre telle une petite fourmilière, ce qui prouve que la taille de l’endroit ne change pas le fait qu’il y a de la vie. Il doit avouer trouver cela magnifique, mais pas aussi magnifique que le jeune visage que ses prunelles eurent la chance de croiser à l’horizon. Jeune créature, loin d’être seule, qui êtes-vous? Pourquoi avez-vous su atteindre le regard du général alors que tant d’autres n’y arriverons jamais ? Non, ce n’est pas le coup de foudre, Ing Heng Shan le croit pas en ce genre d’histoire. Sans doute est-ce parce qu’ici à Chenlan, les gens suivis de très près par une escorte sont plutôt rares. Oh ils peuvent bien se montrer distant ces hommes près de vous jeune demoiselle, mais aux yeux du général il est évident qu’ils sont votre escorte. Vous pouvez peut-être trompez un fou, mais pas un général de Sizheng ! D’où venez-vous jeune demoiselle, jeune fleure du printemps ? De Funan ? Que faite vous ici ? Tant de questions, mais elles n’obtiendront aucune réponses, la seule personne qu’il questionne est lui-même.
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Leng Bing Xuan
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MessageSujet: Re: Les fleures du printemps [PV Leng Bing Xuan]   Jeu 21 Jan - 23:22

Elle n’aurait jamais crue que cette journée puisse être superbe… Quand elle fut de retour dans le monde réel, après un court séjour au pays des rêves, Bing Xuan, pensait que ce jour s’écoulerait encore bien tristement et lentement, un jour où elle serait encore dans les jardins à passer son temps avec oiseaux ou poissons… Mais finalement, on lui apporta une nouvelle qui lui arracha un sourire: Après des semaines… non des mois d’espérance, enfin Bing Xuan avait été appelée pour paraître devant le seigneur Zaizhuan.

Un rêve ? Elle n’en dirait pas tant, absolument pas, elle savait très bien que ça serait quelque chose de tout a fait bénin, parce qu’il n’était pas homme à exiger beaucoup des filles du palais. C’était à la fois agréable et ennuyant, mais elles ne disaient jamais rien. Après tout même si elles parlaient quelle différence ça ferait ? Aucune certainement… enfin quoi qu’il en soit, la jeune courtisane c’était arrangée un minimum pour être présentable devant son beau seigneur. Elle était bien plus contente que ce qu’elle ne voulait faire croire. C’est donc dans un état d’esprit a la fois serein et anxieux qu’elle se présenta devant le seigneur Zaizhuan. Apparemment, il devait se rendre à Chenlan pour quelques entretiens avec un royaume voisin et il souhaitait que Bing Xuan l’accompagne dans le village neutre… Ce fut un réel plaisir pour elle que d’accepter de le suivre ! Beaucoup à sa place aurait profité de cette situation, mais Bing Xuan mélancolique accomplie n’y pensa pas… ou alors c’est sans l’avouer, mais qui sait ce qui ce passe dans sa tête…

C’est donc avec un certain enthousiasme, que Bing Xuan s’était préparée pour suivre son seigneur sur les terres neutres de Chenlan. Evidemment, elle ne s’attendait pas à beaucoup de la part de l’homme, toutes ces rumeurs qui circulent à son propos ont de quoi vous mettre mal à l’aise. Si il était vrai que Zaizhuan soit amoureux d’une superbe femme de Sizheng… est-ce qu’il n’était pas venu ici pour la rencontrer secrètement ? Non, il n’aurait pas demander a la jeune courtisane de venir si ça aurait été le cas… cela aurait été beaucoup trop cruel de la part du seigneur de Funan. Combien de temps allaient-ils rester ici ? Ce n’est pas que le paysage l’ennuyait, bien au contraire, mais elle se demandait si elle pourrait tout visiter durant l’absence de Zaizhuan. Que la vie était monotone parfois, ça donnait presque envie de se l’ôter soi-même… mais soyons réaliste, ressaisissons-nous. Par ce jour ensoleillé, Bing Xuan passait la journée de son côté, suivie de très près par deux hommes: son escorte. Elle n’était pas vêtit des habits somptueux qu’elle avait au palais, ici elle s’habillait le plus simplement du monde, un peu lorsqu’elle était plus jeune, avant d’entrer dans ce « maudit » palais…

Ce village était très charmant, Bing Xuan reporta son attention sur lui, a la fois modeste et impressionnant, elle observait les détails de décoration, les habitants, les étales, la verdure, tout ce qui pourrait y être. Bing Xuan portait des vêtements verts aujourd’hui et avait mit sur ses épaules et sa tête de quoi se protéger du vent s’il venait à souffler, ses cheveux attachés en hauteur. A ce moment là, des enfants qui jouaient passèrent en courant près d’eux. En se poussant la courtisane fit tomber son chaperon sur ses épaules, regardant les enfants passer avec un petit sourire, ils lui rappelait son enfance avec ses frères. Maintenant elle se demandait comment vivait les siens… sûrement aisément, du moins c’Est-ce qu’elle espérait. Que faisait ses deux frères comme travail, avaient-ils eu une femmes ou des enfants peut-être ? Tant de question qu’elle se posait, même si elle pouvait sortir dans Funan, elle évitait sa maison, sinon elle ne pourrait plus en sortir. Vivre dans un lieu qui n’est pas fait pour vous, avoir une fonction pour laquelle vous n’êtes pas faîtes, c’étaient des raisons valable pour que la courtisane reste chez les siens, mais hélas elle ne le pouvait pas… A sa place, beaucoup auraient maudit leurs parents pour les avoirs vendu ainsi sans regrets (ou peut-être un peu). Mais pas elle… La jeune fille secoua légèrement la tête, elle ne devait pas penser à ça sinon ça aurait des répercussions tôt ou tard.

Bing Xuan avait réussit à mettre un peu de distance entre son escorte et elle, peut-être pourrait-elle enfin agir librement. Fervente adoratrice du monde animal, pour passer autant de temps avec les oiseaux et les poissons, s’est sans aucune gêne qu’elle caressa les joues et le nez d’un cheval au repos. Les deux hommes derrière elle, lui faisaient signe de ne pas continuer. Les escortes sont vraiment choses pénibles… mais en dehors de Funan elle n’avait pas le choix, même dans le royaume elle devait en avoir. Elle hésitait entre se perdre dans la foule ou rester dans ces alentours si peu intéressants. Malgré toute la mélancolie qui habite cette jeune fille, la malice a sa place par moment et c’est avec grand plaisir qu’elle se jeta dans la foule pour la traverser plus ou moins aisément, mais retourner a son point de départ, pour que les autres la chercher là où elle n’était pas. Voilà une petite bouffée d’oxygène pour la courtisane, qui ne perdait pas son temps pour vaquer à des occupations diverses, comme la contemplation de divers objets ou spécialité locale. Et puis au bout d’un petit moment, se sentant observé, elle regarda autour d’elle si on regardait dans sa direction… et c’est là qu’elle vit qu’un homme avait les yeux rivés vers elle. Que c’état gênant, que lui voulait-il ? Bing Xuan se demandait si finalement ça n’avait pas été une mauvaise idée de se séparer momentanément de son escorte ?
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Ing Heng Shan
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MessageSujet: Re: Les fleures du printemps [PV Leng Bing Xuan]   Ven 22 Jan - 3:21

    Parmi toute la beauté de Chenlan, une jeune étrangère à su captiver l’attention de notre protagoniste. Que possède-t-elle de si particulier pour avoir ainsi su pénétrer dans le champ de vision du général, quel petit détail de sa personne a piqué sa curiosité ? Lui-même n’en sait trop rien. Elle est un peu comme ces petites fleures au printemps, elle qui s’étend au soleil après avoir traversé la neige froide dans le but unique de voir le jour, elle captive tant par sa simplicité et sa beauté naturel. Il y a tant de fleures qui s’éveille, cependant le regard d’un homme n’a pas tendance se poser sur chacune d’entre elles. En ce jour, la fleure est cette jeune demoiselle sur qui ses yeux ce sont posé depuis un bref instant sans qu’il puisse détacher son regard. Il ignore qui elle est, d’où elle vient, son nom, son âge, sa vie tout d’elle il l’ignore. Tout ce qu’il possède comme information est ce qui ce trouve en ce moment devant ses yeux.

    À présent le regard est partagé, mais cela ne signifie pas que le paysage, lui, l’est. Sa perception de cette jeune fille est probablement fort différente de ce qu’elle voit chez lui. Un homme, seul avec son cheval qui vous regarde silencieusement, peut-être un peu étrangement selon la perception, il y a tant de choses qui peuvent vous passer à l’esprit. Surtout qu’elle, il y a de cela un instant, n’était point seule. Et oui, devant les ténébreuses prunelles d’Ing Heng Shan, cette dernière c’est bien jouée de son escorte cherchant sans doute un moment de calme. N’affichant aucunes couleurs officiels, les hommes qui l’accompagnaient jadis semblaient tout de même posséder des traits physiologiques typiques du pays de Funan, toute fois le général pouvait très bien ce tromper. Nombreux habitants de Chenlan et des terres neutres possèdes des traits des deux pays et même des traits typiques du territoire du milieu.

    Que faire s’ils sont de Funan ? Connaissant relativement bien certains visages importants de l’autre pays, le général Ing ne possède aucun souvenir de la figure de la jeune femme. Il faut dire que sa dernière rencontre avec l’autre nation – dernière rencontre pacifiste – remonte à un certains temps et qu’au sein d’une maisonnée, les visages peuvent rapidement changer, se retirer et s’ajouter. Malgré la glace de l’hiver, la rivière du temps continue de couler sous dans les endroits plus profonds – donc il est possible qu’elle soit un nouvel ajout à la grande maisonnée de Funan… sinon pourquoi aurait-elle été escortée? D’ailleurs, pourquoi avoir fuis ainsi l’escorte ?

    Sous son pseudo déguisement de gens du peuple, le général Ing, tirant doucement sur les reines de sa monture, s’approcha d’un pas lent et élégant. Enfin, il ne possède pas une démarche féline, mais bien que ce soit de façon un peu inconsciente, sa façon naturelle de se déplacer, d’agir finira sans doute par révéler son statut social, ou du moins donner des indices. L’habite ne fait pas le moine, c’est un fait, ce n’est pas parce qu’il porte des vêtements plus communs qu’il se transforme complètement en vagabond voguant d’un côté et de l’autre des frontières. Toute fois, tout ce que le général espère c’est que son approche n’aura pas pour effet d’effrayer la jeune femme. C’est donc avec un léger sourire qu’il continua d’avancer avant de s’adresser doucement à cette dernière par un simple « Bonjour ».

    Relâchant doucement les reines de Gui Bai, laissant le tout glisser tranquillement entre ses doigts, Ing Heng Shan poursuivit sa route en ligne droite alors que sa monture retourna près de l’eau afin de s’abreuver à nouveau puis brouter le faible pâturage. Les pieds de celui-ci se sont ensuite arrêter de bouger, il demeura fixement planter là devant elle à la regarder en souriant un peu. Quelque chose n’allait pas, en elle, il y avait malgré tout le radieux charme une facette plus sombre, mais ne connaissant pas encore cette dernière, il ne fit aucunement mention de cette impression. Elle pourrait lui sourire, mais les yeux ne possèdent pas de masques.

    Pour la première fois depuis qu’elle est entrée à nouveau dans l’horizon, le général posa son regard ailleurs que sur la fleure. Observant Gui Bai durant un instant, puis retournant qu’à moitié sur la jeune fille, notre protagoniste fini par observer à nouveau la rivière avant de s’adresser une seconde fois à l’étrangère.

    -Il s’agit de votre première fois à Chenlan, non ?


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Leng Bing Xuan
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MessageSujet: Re: Les fleures du printemps [PV Leng Bing Xuan]   Mer 10 Fév - 19:59

Ayant passée sa vie enfermée dans ce château, dans ce royaume qu’est Funan, Bing Xuan n’avait que rarement vue les gens des autres contrées. Les rares fois où elle avait pu poser son regard sur eux, c’était quand des prisonniers étaient emmené aux cellules du royaume, mais jamais ailleurs et depuis longtemps il n’y en a plus ou alors on ne le disait pas. De ce fait, la jeune courtisane ne connaissait que peu de visage important de Sizheng. Était-ce un bien ou un mal ? Tout dépendait de la situation dans laquelle elle se trouvait, puis à Chenlan l’appartenance à un royaume n’avait aucune importance. Elle observait cet homme qui s’approchait lentement, laissant les rênes à son cheval. Sa façon de se déplacer, a la fois lent et plutôt élégamment, ça n’était pas vraiment le propre de quelqu’un ayant vécu toute sa vie à Chenlan. Elle était loin d’être sûre de ce qu’elle pensait, mais en ayant vécu une bonne partie de sa vie dans les règles de l’apparence, elle pouvait se permettre certaines déductions.

Il en fallait beaucoup pour effrayer Bing Xuan, elle ne crains que peu de chose, mais cela ne signifie pas qu’elle est redoutable. Au contraire, elle est d’une nature extrêmement pacifiste, mais qui sait ce qui ce cache sous cette petite perle. L’homme arborait un léger sourire qui se voulait certainement rassurant, finalement il lui adressa la parole avec un simple « bonjour ». C’était amplement suffisant, pour évaluer le personnage. Le ton de sa voix, sa façon de le dire… il y avait beaucoup de chose qui trahissait la nature humaine. Bing Xuan lui répondit par un autre « bonjour » simple, en s’inclinant très légèrement, elle ne devait agir de la sorte que devant le seigneur de Funan. Le cheval retourna près du point d’eau pour enfin se nourrir de l’herbe qui le narguait depuis un moment. Bing Xuan se sentait assez gênée, on ne l’avait jamais observé de cette façon jusqu’à présent. Sa première fois à Chenlan ? Il était soit perspicace, soit pervers…

« Et si c’était exact… ? »

Répondre à une question par une autre question… avait-elle été « élevée » a faire ça ? Parler librement en temps normal, ce n’était pas vraiment quelque chose de courant, quoi que le seigneur Zaizhuan était relativement souple avec les filles du palais. Elle se demandait bien ce que ça faisait d’avoir un « maître » strict et très à cheval sur les choses. Non pas que vivre comme ça l’ennuyait, mais elle était tout bonnement curieuse de savoir comment se déroulerait la vie sous ce régime là. Mais elle s’égarait, elle secoua légèrement la tête et reporta son attention sur l’homme. Ses traits étaient étrangement fin pour un simple paysan de Chenlan:

« Mais vous n’avez pas tord… en est-il de même pour vous ? Ou bien… vous êtes déjà passé par ce village auparavant ? »

Adresser la parole a des inconnus, en avait-elle vraiment le droit ? Boh… après tout qui lui en voudrait ? Les deux idiots la cherchait toujours dans la mauvaise direction et le seigneur de Funan avait bien mieux a faire que de s’occuper d’elle. Pour une fois, enfin une des rares fois dans sa vie, Bing Xuan s’autorisait quelque chose: s’exprimer librement. Ne pas penser au protocole, à son seigneur, à sa place à la cour royale et milles et une choses… excepté son éternelle mélancolie… c’est comme si elle était atteinte d’une maladie incurable… quoi que là elle avait l’impression de parler beaucoup. Devant les inconnus c’était tellement plus simple de s’exprimer... Elle avait un peu peur d'être découverte en train de parler à quelqu'un, elle ne savait pas vraiment si elle pouvait, mais vivre dans une constante crainte pour des choses aussi futile... Bing Xuan n'avait pas envie de ressentir ça.
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MessageSujet: Re: Les fleures du printemps [PV Leng Bing Xuan]   Sam 13 Fév - 18:23

    « Et si c’était exact ? », à cela Heng Shan eut pour lui-même un léger sourire. C’est exact et cela était fort évident. Ayant voyagé à travers les contrés, dans un but nettement plus sinistre que celui actuel, le général Ing savait reconnaître lorsqu’une personne n’appartient pas tout à fait à un endroit. Les étrangers sont habituellement plutôt facile à remarquer, tout simplement leur façon de contempler les alentours le révèle, mais pour les plus discret il faut observer les petites manies et expressions empruntés. C’est ce qui est intéressant et charmant – les petites différences entre chaque ville et village. Et elle, elle ne possédait aucunement une attitude typique de Chenlan, et son escorte encore moins. Toute fois, notre protagoniste n’eut nullement besoin de répliquer à la jeune demoiselle, car cette dernière fini tout de même par lui confirmer le tout. Certes certains hommes appartenant à sa classe social, voir certains hommes point, n’auraient aucunement apprécié de voir une jeune femme posséder une telle attitude, mais notre ténébreux trouva que ce genre de petite provocation lui rappelait sa sœur, mais la ressemblance ce limitait uniquement à ce point – elle n’a sans doute pas autant la tête dur comme un yak que la sœur de notre protagoniste… pauvre Wong Chen. Enfin cela était plus ou moins sans importance, le « questionnement » lui fut retourné.

    Notre protagoniste prit plus ou moins son temps avant d’offrir la réplique à son interlocuteur – peut-être pour faire un meilleur choix de paroles. La façon de s’exprimer peut entièrement changer l’impression donner – le choix judicieux des mots et du ton vocal ont la possibilité de transformer les paroles. Un peu comme avec de la musique, le phrasé musical est tout aussi important que les notes jouées. Détournant alors à nouveau son regard vers l’étrangère, le général Ing – sous sa couverture d’homme du peuple – fini par offrir la réplique suite au choix des paroles.

    -Il ne s’agit pas de mon premier passage à Chenlan… cependant lorsque le village ce trouve sur mon chemin je ne peux m’empêcher de m’y arrêter…

    Jetant rapidement un coup d’œil vers la foule, à travers le trafic habituel notre protagoniste observa l’escorte cherchant toujours la jeune demoiselle. Rare sont les jeunes demoiselles qui ont pour habitude de s’enfuir de leurs accompagnateurs, à moins bien entendu que la personne en tant que telle se sente comme une prisonnière et souhaite à tout prix obtenir une certaine liberté. Règle générale, les visages dits « importants » préfère demeurer près de leurs chiens de gardes – question de sécurité. Enfin, peut importe les motivations de l’étrangère, elle su tout de même piquer légèrement la curiosité du général Ing. Bref, retournant éventuellement son attention vers cette fleure printanière, il poursuivit dans la même tonalité – soit calme et posé – ses paroles là où il les avait laissés.

    -Où sont mes manières… je m’adresse à vous sans m’être présenté… Xu Fa Lei…

    S’inclinant un peu en signe de politesse, lui souriant légèrement avec une certaine franchise. Sont sourire est l’une des rares vérités que notre protagoniste se permet d’utiliser. Le nom mentionné, qu’un nom d’emprunt qu’il utilise fréquemment lors de ses voyages sous une couverture paysanne. Ne me dite pas que vous vous attendiez à ce qu’il utilise son nom réel ? Oh c’est sûr qu’un des général de Sizheng va utiliser son véritable nom – généralement très bien connu à travers les deux nations – et va porter des vêtements d’un genre plus communs. Le changement d’apparence devient inutile lorsque le nom qui l’accompagne est pour aussi bien dire célèbre. Xu Fa Lei est pour aussi bien dire un simple alter égo et uniquement ses hommes les plus proches ont connaissances de ce « personnage ». Bien que par moment… il est difficile de savoir qui est le personnage et qui est l’authentique malgré les noms…

    Bref, observant les compagnons de la demoiselle, qui sont toujours à sa recherche, notre protagoniste ne pu s’empêcher de commenter à ce sujet.
    -Vos compagnons me semblent être des personnages plutôt intéressants… ils n’abandonnent certes pas facilement…




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MessageSujet: Re: Les fleures du printemps [PV Leng Bing Xuan]   Dim 21 Fév - 20:07

Bing Xuan se trouvait assez familière et elle espérait sincèrement que cela n‘aurait aucune répercussion sur qui que ce soit et que ça n‘aurait aucun écho… C‘est-ce qu‘elle pouvait craindre le plus actuellement. Que son escorte se plaigne c’était une chose, mais qu’un inconnu le fasse en était une autre et c’était bien plus gênant. La courtisane avait retourné sa question à l’homme, mais elle connaissait déjà la réponse ou du moins elle était à peu près sûr de la connaître. Les dires de cet homme lui en dirait un peu plus… ils finirent d’ailleurs par parvenir aux oreilles de la jeune femme, après un court instant de silence. Comme s’il avait réfléchis un instant avant de répondre, ce n’était pas son premier passage ici et il ne pouvait pas s’empêcher de s’arrêter dans ce village lorsqu’li se trouvait sur son chemin. Cette réponse suffit amplement à Bing Xuan pour en conclure que cet homme ne venait pas non plus d’ici mais d’une ville voisine. Ces traits fins et cette prestance malgré ces vêtements sales qui le cachait très bien, n’étaient pas ceux d’un simple paysan… ou alors un paysan qui serait bien chanceux de posséder un tel physique !

Il jeta un coup d’œil vers la foule et Bing Xuan l‘imita pour surveiller l‘escorte qui s‘était rendu compte ou qui se rendrait vite compte que la jeune femme les avait piéger ou semer d‘une façon assez simpliste. Probablement qu‘ils garderaient ça pour eux, tout les trois. Bing Xuan avait l‘impression qu‘il regardait dans la même direction qu‘elle, mais dans ce cas là ça voudrait dire qu‘il l‘aurait vu semer ces deux là. Il pouvait vite arriver à certaines conclusion si cela continuait. Mais soyons prudent, il ne découvrira rien tant que la courtisane fera attention à ses mots et à ses gestes peut-être aussi. Puis l‘homme lui révéla son nom, il se nommait Xu Fa Lei. . Il s’inclina par la suite en signe de politesse, Bing Xuan l’imita aussi en s’inclinant à son tour:

« Mon nom est Jang Li Mei. »

Elle n’avait pas vraiment apprit à ne jamais donner son nom… mais Bing Xuan n’aimait pas dire son nom et c’était la stricte vérité. Les gens qu’elle ne connaissait pas et qui lui semblait particulier, elle leur donnait ce nom là, quand à ceux qui la connaissait il était inutile de préciser quoi que ce soit. C’était peut-être une chose rare, mais effectivement la courtisane n’appréciait pas le fait de dévoiler son nom aussi facilement et puis qui aurait dire qu’elle mentait ? Les deux personnes penseraient qu’elles sont sincères probablement, tout comme Bing Xuan était persuadée que cet homme s’appelait Fa Lei. La voix de Fa Lei s’éleva alors pour commenter l’escorte de la courtisane. Il les trouvait intéressant et remarqua qu’ils n’abandonneront pas facilement la recherche de la fuyarde. Bing Xuan détourna le regard et ramena ses yeux vers le sol, avant de les relever un peu:

« Qui vous dis que ce sont mes compagnons ? C’est peut-être des personnes qui me suivaient depuis longtemps et que j’ai réussi à semé ? Peut-être qu’ils ne me cherche pas ? »

A ce moment là, l’un d’eux retourna une femme pour voir s’il s’agissait de Bing Xuan. Elle plaqua sa main sur son visage et se retourna dos à la foule en se murmurant à elle-même:

*Idiot…*

Elle commença à s’éloigner discrètement de son nouvel « ami », si l’un des deux hommes le voyait, il verrait forcement Bing Xuan près de lui et là… des dizaines d’hypothèse pouvaient germer dans leurs esprits… L’amant de la courtisane, un espion qu’elle paierait, un espion qu’elle renseignerait.. Les idées ne manquaient pas et dans tout les cas ça ne jouerait pas en la faveur de la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Les fleures du printemps [PV Leng Bing Xuan]   Mar 23 Fév - 19:11

    Entre eux, y a-t-il la moindre vérité qui fut échangé ? Cette attitude que dégage notre protagoniste, est-elle véridique ? Est-ce qu’il est franc avec ses gestes ? Sa façon de se déplacer, d’exécuter ses mouvement avec grâce… il faut dire qu’il n’a jamais su faire autrement – donc difficile de cacher entièrement cacher ce trait de lui. Il s’agit là d’un côté naturel, instinctif chez lui, il pourrait tenter de masquer le tout avec un vocabulaire un peu plus trivial, commun, mais bon la vérité est souvent dans les détails. D’ailleurs, notre général a même pu démasquer un de ses confrères militaires qu’avec les mouvements de son corps. Qu’en est-il pour cette jeune demoiselle qui ce trouve devant ses yeux? Quels sont ses vérités ? Son nom, Jang Li Mei, est-il vrai ? Enfin, il ne lui en voudrait pas si elle lui mentait à son tour, car lui-même ne fit aucunement preuve d’honnêteté à ce niveau – Xu Fa Lei son alter égo peut-être, mais ça pas son nom commun.

    Cependant, chose certaine, elle avait beau renier connaître les hommes qui l’accompagnait, élaborer les plus étranges théories expliquant leur présences à ses côtés, le général Ing ne gobait pas les histoires. Il s’agit là d’une escorte, d’une garde rapproché si ont peut la définir ainsi. Leur façon de scruter les environs, de se déplacer en groupe, tout les trahissais et laissait paraître ce qu’ils sont. Et plus le temps passait, plus les réactions détruisait tout éléments du mensonge. À ce qu’elle lui disait, notre protagoniste souriait un peu amusé légèrement par les tentatives misérables de bien cacher la vérité - il faut croire qu’il n’est pas le seul à être un pitoyable acteur par moment.

    Pourquoi lui mentir ? Qu’a-t-elle à lui cacher ? Est-elle une petite princesse rebelle ? Sans doute pas, cela est le genre de fait qui existe uniquement dans les jolies histoires pour jeune fille – d’ailleurs il a déjà entendu cette histoire alors que sa mère la racontait à sa sœur… charmante, enchantée, mais absolument improbable. D’ailleurs, il est drôle de voir la différence des récits qui leur était raconté – les jolies histoires fantastiques pour sa sœur et les épopées épique des braves de Sizheng pour notre cher Heng Shan. Enfin, une histoire demeure toujours une histoire, elles existent afin de nous faire rêver, non ? Enfin, nous dérivons tout de même du but.

    Appelant Gui Bai, notre protagoniste guida la bête jusqu’à ce que celle-ci s’interpose entre lui et la jeune femme. Agissant tel un paravent, un mur, vu la taille respective des êtres présents, l’étrangère du nom de Jang Li Mei ne pouvait être bien perçus à partir de la foule. Pourquoi l’aider ainsi ? Pourquoi s’interposer alors que cette histoire ne le regarde aucunement – sans doute pas chevalerie ou bien par folie, cela est libre à vous si vous souhaitez élaborer des théories. Tout en continuant son pas de façon naturel, notre protagoniste murmura à l’inconnue.

    -Il me semble que vous chercher affreusement à les éviter…

    Le général Ing observa rapidement les hommes dans la foule, apparemment ceux-ci n’avaient pas encore eut le temps de clairement identifier la jeune femme. Enfin quel serait la pire des choses, qu’ils la remarquent ? Que le général Ing s’attire des ennuis pour cela ? Cela il n’en sait rien, mais bon le tout sera juger en temps et lieu, pour l’instant mieux vaut savoir pourquoi cette jeune demoiselle tente d’échapper aux griffes de ce qui semblent être une escorte. Avec un peu de chance, elle va finir par être franche avec lui.

    -Qui sont ses personnages qui vous escortent ?

    Une poursuite, ou même une escorte, n’est jamais sans motif. Cette inconnue prénommée Li Mei doit tout de même savoir cela… de toute façon suite aux observations antérieur, il est évident aux yeux du général Ing qu’elle connait l’identité de ces hommes et qu’ensembles ils ont sans doute fait le trajet de leur point A qui est inconnu jusqu'au point B qui est Chenlan… les motifs eux sont un mystère.


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MessageSujet: Re: Les fleures du printemps [PV Leng Bing Xuan]   Ven 12 Mar - 23:54

Malgré tout les efforts de Bing Xuan, pour cacher son lien avec ces hommes… ça ne semblait pas marcher. L’homme face à elle, n’était pas un simple paysan ou alors il avait été à bonne école avant de se retrouver comme tel. La courtisane ne jouait pas non plus le jeu, elle regardait régulièrement dans leur direction pour voir s‘ils l‘avaient repéré ou non et si oui s‘ils s‘approchaient. Quelle actrice déplorable elle fait… à croire qu’elle ne sait rien faire d’autre que lire des livres, marcher dans le palais et s’accrocher désespérément à des rêves stupides et irréalisable tout en jouant avec les animaux des jardins. Oh ça avait de quoi casser le moral quelque chose comme ça, elle ne devait pas faire ça, elle avait déjà parlé de ça avec la vieille femme un peu reculée du royaume. Elle avait atterrit chez elle en se promenant le long des lieux encore sauvage, c’était tellement reposant d’échapper à tout ça de temps en temps. Et elle avait rencontrer la vieille femme sur le chemin, elle était assise sur une souche d’arbre et elles avaient ainsi parlé. C’était une des rares fois où la jeune femme s’était confiée à une inconnue, masquant les noms de certaines personnes. C’était assez agréable d’avoir quelqu’un pour se confier et les anciens sont sages, ils savent conseiller.

Enfin revenons en au moment présent. Fa Lei avait appelé sa monture et celle-ci c’était immobilisée entre les deux personnes. Bing Xuan s’était légèrement reculé devant l’animal avant de poser ses mains sur son flanc. C’était un bel animal, c’était certain avec un beau crin, elle le caressait longuement, ça ne la dégoûtait ou rebutait pas de caresser un animal. Elle connais beaucoup de filles qui auraient eu horreur de toucher le cheval, préférant rester enfermée plutôt que de s’approcher d’un si bel animal. Mais de cette façon, Bing Xuan se plaçait près du garrot, le cheval servant de paravent entre elle et Fa Lei. Pourquoi l’aidait-il à se cacher ? Après tout il pouvait peut-être avoir une récompense s’il la ramenait à ces idiots ? Bien que ça soit plutôt impossible… ça relevait de la « légende urbaine » ce genre de chose, comme être repéré dans la rue par quelqu’un d’important. Fa Lei murmura alors à la concubine qu’il lui semblait qu’elle cherchait à les éviter. Bing Xuan regarda vers eux discrètement, cachée derrière le cheval, une main sur son encolure:

« Je crois qu’il est inutile de continuer à chercher des excuses… »

C’était inutile, ça la faisait passer pour une menteuse et puis ça ne servirait à rien de jouer un jeu qui a été découvert. Décidément, ce n’était pas un simple paysan, sa bête bien que salie par le voyage, semblait être un bel animal d’écurie. Qui sont ces personnes qui l’escorte ? Fa Lei savait qu’elle les connaissait, là aussi c’était impossible de le nier une nouvelle fois, par contre elle pouvait mentir sur sa nature et ça c’était très facile. Bing Xuan avait beaucoup d’imagination et ça l’aidait très souvent. Elle hésitait quand même, elle se sentait vaincue. D’un côté c’était frustrant, mais d’un autre c’était plaisant de perdre une fois de temps en temps. Enfin là, elle aurait voulut tenir un peu plus longtemps, c’est dommage pour une fois qu’elle rencontrait quelqu’un d’assez intelligent pour comprendre ou jouer à ses petits jeux… Elle soupira puis avoua, sans vraiment l’avouer:

« Très bien… ma famille est riche et comme je voulais quitter le village pour découvrir les autres, j’ai eu une escorte… mais elle est pire qu‘une nourrice ! Étouffante jusqu'au bout ! »

Un petit mensonge qui passerait sûrement bien aux yeux de Fa Lei. Le protocole, qu’il soit dans les familles ou les coure royales, était toujours quelque chose de très stressant… alors ça serait assez valable pour convaincre cet homme, du moins elle l’espérait.
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Ing Heng Shan
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MessageSujet: Re: Les fleures du printemps [PV Leng Bing Xuan]   Lun 22 Mar - 0:04

    Il doit tout de même saluer les merveilleux efforts qu’a fait la jeune demoiselle afin de cacher son lien avec ces sombres personnages, cependant le tout possédait toujours l’étiquette du mensonge aux yeux de notre protagoniste. D’ailleurs ce talent, ce don de découvrir tout cela dévoile sans doute partiellement son identité, ou plutôt le fait qu’il ne s’agit pas du jeune voyageur moyen. Enfin, son identité n’est point importante en ce moment, quel sont les chances malgré les doutes que cette « Jang Li Mei », découvre que derrière Xu Fa Lei ce cache Ing Heng Shan ? D’ailleurs, rien n’indique que Jang Li Mei est le véritable nom de cette dernière, tout pointe à un nom d’emprunt, mais il ne peut la juger étant tout aussi coupable de tromperie. Il s’agit d’un jeu de masque, de double identité, quasi un jeu d’espion… un jeu aussi dangereux que fascinant.

    Chacun de leur côté de la majestueuse bête, les deux protagonistes eurent échangés quelques paroles, mais rien pouvant définir le tout comme étant une conversation. L’histoire que lu a raconté Li Mei fut des plus intéressantes, le genre d’histoire typique, véritable que l’ont peut entendre en ce qui concerne les familles d’aristocrates – la pression qu’apporte un milieu fort traditionnel. Est-ce vrai ? Est-ce un autre mensonge ? Cela importe très peu, car déjà notre protagoniste était entré dans le jeu, il jouait son rôle en tant qu’acteur de cette performance. Demeurant naturel, avec un air de léger, notre ténébreux fit un bref sourire aux hommes aux allures austères tout en les saluant poliment d’un simple geste de la tête avant qu’ils se retournent, frustrés. Heureusement que ce très cher Gui Bai est suffisamment massif afin de cacher derrière la petite demoiselle sans trop de difficulté.

    Légèrement amusé et intrigué, notre personnage souhaitait en apprendre un peu plus, continuer cet étrange jeu un peu plus longtemps. C’est pour cela que notre protagoniste, dans son rôle de Fa Lei, continua d’avancer sans trop bavasser, ni même commenter pendant un bref moment. S’il fallait que la garde rapprocher se rendent compte que notre protagoniste semble discuter tout seul, ceux-ci suspecteraient sans doute quelque chose. Ce n’est qu’une fois l’horizon dégager, le visage légèrement tournée vers sa monture que « Fa Lei » prit la parole.

    -Je vois… alors une noble dame préfère faire confiance à un parfait étranger, un simple voyageur que de vivre tel un oiseau dans une cage dorée…

    Il fit alors une pause, un léger sourire avant de rire un peu. Une pensée un peu amusante lui était venu a l’esprit, l’ambiance du printemps et la situation – tout fut mis en place pour qu’une phrase jadis répétée sans cesse par sa mère lui paraisse plus vrai que jamais.

    -Il est donc vrai que c’est les fleures rebelles sortent au printemps…

    Mettant un pied devant l’autre, s’efforçant de continuer à jouer son rôle du mieux qu’il pouvait, notre protagoniste demeura en silence avant de chercher à découvrir un peu plus le personnage que joue cette jeune demoiselle. Oh oui un personnage, car il est évident qu’elle n’est pas entièrement franche avec notre ténébreux, que tout les deux ont laissés de côté leur réel visage afin de porter un masque et devenir quelqu’un d’autre ici à Chenlan. Il fallait qu’il encadre bien le rôle qu’elle joue, car comme dans toute scène au théâtre, chaque personnage est unique ! Certes, il est fort probable que pour cette Jang Li Mei, le personnage de Fa Lei n’est pas encore entièrement établi, mais la seule façon qu’elle pourra elle aussi bien encadrer notre personnage est si celui-ci continue de jouer son rôle. De plus, si tout est révélé dès le début et que le mystère de l’intrigue s’efface, la suite perd son intérêt. C’est donc pour cela qu’il ne rajouta rien, sachant qu’il peut en apprendre nettement plus sans poser de questions.
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Leng Bing Xuan
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MessageSujet: Re: Les fleures du printemps [PV Leng Bing Xuan]   Mar 30 Mar - 14:10

Est-ce qu’ils s’étaient approchés ? Bing Xuan ne pouvait plus voir librement le paysage désormais, l’animal était assez imposant pour la cacher. C’était déstabilisant, elle se demandait si Fa Lei l’avertirait en cas d’approche, ou s’il s’imaginerait que la dénoncer lui rapporterait quelque chose. Elle avait si peu confiance en les gens. C’était à la fois un bien et un mal… La fille d’une riche famille… quel mensonge authentique. Après tout si elle n’aurait pas terminé au palais, c’est bien ce qui ce serait produit non ? Sa famille était riche et elle ne l’aimait pas plus que ça pour l’avoir vendue.

Les seules personnes qu’elle pouvait aimer dans ce cocon familial, c’était bien ses deux frères, Chang et Xun. Qu’étaient-ils devenus aujourd’hui ? Etaient-ils mariés ? Avaient-ils des enfants ? Bing Xuan portait toujours l’épingle à cheveux qu’ils lui avaient offert lors de son départ… le jour le plus noir de sa vie peut-être. Le cheval avança et Bing Xuan l’imita alors marchant « dans ses pas » pour rester à couvert. Quand ils furent un peu plus loin, l’horizon dégagé, la jeune concubine entendit la voix de Fa Lei s’élever. Une cage dorée… c’était bien la plus belle expression qui existe:

« Vous n’avez pas idée… Une cage dorée n’est rien d’autre qu’une cage froide et si grande… que vous ne trouvez plus les barreaux de la sortie… »

C’était ça une cage dorée… rien d’autre qu’une grande cage froide, qui lançait des illusions aussi bien à l’intérieur qu’a l’extérieur. La clef d’une telle cage était introuvable, où pouvait-elle être ? Existait-il au moins une clef ? Toute serrure avait sa clef… encore fallait-il pouvoir la trouver… et réussir à ouvrir cette cage. Actuellement Bing Xuan avait le bras trop court pour attraper cette clef invisible. « Les fleures rebelles sortent au printemps » ? La concubine fut surprise par cette phrase. S’il était aussi humble qu’il le prétendait, la jeune fille se doutait que lui aussi n’était pas franc depuis le début. C’est amusant de jouer de cette façon, elle n’était habituellement pas admirative du théâtre, mais c’est différent lorsque l’on est sur scène avec le masque… sauf que là le texte est totalement improvisé.

« C’est peut être vrai… qui sait… »

Pouvait-on la qualifier de « fleur rebelle » ? Elle n’avait jamais contredis quoi que ce soit et ce n’est pas l’envie qui lui manquait. Parfois même elle voulait fuir de ce palais et oublier tout ce qu’elle y avait vécu… oublier tout ces habitants. Elle soupira légèrement, la tête baissée. Elle se frotta légèrement le visage, elle ne l’avait jamais maquillé pour autre chose que les « grandes occasions » qui se faisaient de plus en plus rare d’ailleurs. Bing Xuan passa ses yeux au dessus de l’encolure du cheval, pour jeter un œil sur Fa Lei. Il était bien plus qu‘un voyageur ou un paysan comme il voulait le faire croire:

« Et vous, trouvez-vous cela bien immature de préférer la compagnie d’une parfait inconnu à celle d’une escorte étouffante ? »

Franchement, n’importe quelle personne à la place de Bing Xuan aurait agit de cette façon… non ? Choisir de laisser la monotonie pour découvrir le mystère de l’inconnu, même si en règle générale, celui-ci pouvait ce montrer effrayant. De toute façon tout ça devrait prendre fin quand la nuit commencera à se montrer. Elle devrait finalement se livrer a ces deux idiots qui n’avaient de cesse que de la chercher. Et peut-être qu’ils en toucheraient deux mots a leur seigneur, mais la jeune concubine ne craignait pas vraiment les représailles… au moins ça lui donnerait l’occasion d’entendre la belle voix de cet homme qui s’éloignait petit à petit d’elle et d’autres choses…
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MessageSujet: Re: Les fleures du printemps [PV Leng Bing Xuan]   Sam 10 Avr - 1:17

    Alors que de l’autre côté de la monture l’oiseau rebelle s’étant échappé d’une cage dorée poursuivait secrètement son chemin en compagnie de notre ténébreux, au loin la garde rapprochée de cette jeune demoiselle semblait toujours être à sa recherche. Quel genre d’homme serait prêt à couvrir une parfaite étrangère ? Le même genre d’homme qui sait que cette même étrangère, tout comme lui, ne fait que jouer un rôle dans cette étrange comédie. Leur sujet de conversation était fort simple, mais cela n’empêche qu’il s’agissait d’un sujet fortement philosophique – le mode de vie des gens de cette ère. Tant de différence existe entre la façon de vivre d’un homme et d’une femme, règle générale les femmes ne sortent que de leur cage dorée afin de se retrouver dans une autre alors que les hommes tant qu’à eux… même sans clefs parviennent généralement à voyager. Enfin, cela est principalement connu dans les gens d’un niveau social étant dit comme étant élevé ou noble – bien que notre protagoniste doit avouer en savoir très peu en ce qui concerne la classe moyenne. À les observer, à les étudier il peut de toute évidence y remarquer une grande différence entre les classes… cependant il note que la règle met souvent les hommes en charge – ce qui fait qu’il est fortement amusant de savoir qu’à la tête de l’empire de Sizheng une femme dirige.

    Cependant, la question n’est pas là en ce moment, il faut plutôt trouver une réponse à : que faire d’elle à présent ? Il est beau la couvrir ainsi, mais que faire de plus avec elle ? Peut-il lui servir de couverture éternelle ? Quel sont les ambitions de cette jeune demoiselle en ce moment ? Est-ce sont souhaite de sortir de la cage dorée ? Voit-elle notre ténébreux comme étant une clef pour la serrure ? Certes ce genre de questions lui ont traversé l’esprit, toute fois la curiosité l’emportait légèrement cette fois-ci. Il continuait alors d’un pas galant, guidant tranquillement Gui Bai sans rien ajouter durant un bref moment, songeant à la prochaine scène de cet étrange acte.

    Il observa alors de ses sombres prunelles les charmes printaniers que lui offrait le petit village de Chenlan, songeant un peu aussi à sa sœur qui devait sans doute attendre sa visite avec une certaine impatience. Cette dernière semble toujours se faire du souci lorsque son jeune frère voyage, comme quoi elle ne finira jamais par se dire qu’il est suffisamment grand pour s’en sortir tout seul. Quoi qu’il faut dire qu’en ce moment il est plutôt difficile de dire dans quoi ce très cher Ing Heng Shan s’embarque. Bref, au bout d’un moment, celui-ci répliqua à la question qui lui fut posée il y a de cela un bref instant.

    -L’immature est celui qui ne croit pas qu’au-delà de la montagne il y existe un tout autre paysage… que le guide soit un étranger ou un ami… cela importe peu… car après tout les étrangers sont souvent des amis à devenir… vous ne croyez pas ?

    En disant cela, notre protagoniste ne put s’empêcher de se faire lui-même légèrement sourire. Tapant affectueusement du bout de ses doigts le cou de Gui Bai, le général sous la couverture d’un simple voyageur poursuivit alors son discours.

    -Cependant un guide ne trace pas la route… il ne fait que recommander un chemin vers la destination…

    Est-ce que le général Ing joue en ce moment le rôle du guide et cette étrangère, cette Li Mei, est-elle le voyageur dans cette épopée ? Lui qui a vu le monde, lui qui a voyagé à travers plaines, lui qui a vu ce qu’il y a au-delà de la montagne, est-il aujourd’hui devenu un guide pour un oiseau cherchant à sortir de sa cage dorée? Il fut toujours attristé par les gens qui ne souhaite pas voir au-delà de l’horizon, les gens qui ne possède point espoir d’un meilleur demain. Enfin, ce n’est pas pour dire qu’il est un éternel optimiste, cet homme généralement froid possède ses moments sous la glace épaisse ou la neige l’empêche de voir la lumière du soleil… mais le printemps est la saison du renouveau… de la naissance… les opportunités s’offre à celui qui cherche le soleil.

    -Il ne faut pas oublier qu’au printemps les fleures ont besoins du soleil afin de les guider à travers la neige…
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